Le gouvernement pakistanais a exprimé mercredi son opposition à la décision d'une cour de disqualifier l'ancien Premier ministre Nawaz Sharif pour les prochaines élections partielles.
La Haute Cour de Lahore avait disqualifié lundi dernier le chef de la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), M. Sharif, pour les élections partielles qui se tiendront jeudi.
Le gouvernement pakistanais a affirmé que la Haute Cour de Lahore n'était pas compétente pour décider de la candidature de M. Sharif, et a fait appel auprès de la Cour suprême.
Le PML-N a pour sa part indiqué que le verdict de la Haute Cour de Lahore était politiquement orienté, le qualifiant de complot
Mais le parti minoritaire de la coalition au pouvoir a refusé de soumettre ce dossier à la Cour suprême, parce qu'il ne reconnaît pas les juges qui sont entrés en fonction après que le président pakistanais Pervez Musharraf eut déclaré l'état d'urgence en novembre dernier.
M. Sharif avait été empêché de prendre part aux élections générales du 18 février dernier, après avoir été reconnu coupable d'avoir participé au coup d'Etat de 1999, après lequel le chef de l'armée M. Musharraf avait pris le pouvoir. Au début de ce mois, la Commission électorale pakistanaise avait donné le feu vert à M. Sharif pour les élections partielles.
Après avoir reçu la réclamation d'un candidat rival, la Haute Cour de Lahore a annoncé que la candidature de M. Sharif était illégale et qu'il ne pourrait pas être élu député au Parlement.
Les parlementaires du parti de M. Sharif ont procédé à une grève mardi dans le cadre des protestations contre ce verdict qui, selon des analystes, risque d'aggraver les inquiétudes sur l'instabilité politique de ce pays possédant des armes nucléaires.
Source: xinhua