Le président du Parlement iranien Ali Larijani a averti jeudi à Téhéran que l'Occident souffrirait s'il continuait à parler avec l'Iran sur un ton agressif, indiquant que c'était une erreur de presser l'Iran, a rapporté la chaîne iranienne de satellite Presse TV.
Lors d'une cérémonie de commémoration des martyrs d'un attentat à la bombe, M. Larijani a accusé les puissances occidentales de pratiquer "des méthodes cruelles" afin de faire obstacle aux progrès technologiques iraniens en prenant comme prétextes le programme nucléaire et des problèmes de droits de l'homme.
L'Iran parle rationnellement de son dossier nucléaire, mais ses ennemis parlent sur un ton violent devant la population iranienne, ce qui leur rapportera "un coup de poing dur" s'ils continuent, a indiqué M. Larijani.
Aucun résultat constructif ne sera obtenu si l'Occident n'arrête pas d'utiliser le vocabulaire de la force dans les discussions sur le programme nucléaire pacifique de l'Iran, a averti M. Larijani.
Le monde occidental doit prendre au sérieux les avertissements du chef de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei et doit éviter d'irriter l'Iran, a indiqué M. Larijani mercredi.
Les 27 membres de l'Union europénne (UE) ont approuvé lundi lors d'une conférence à Luxembourg le gel des fonds de la plus grande banque iranienne, la Banque Melli, et l'interdiction de territoire des experts iraniens de haut niveau chargés du programme nucléaire dans le but de punir l'Iran pour son refus de mettre terme à ses activités d'enrichissement d'uranium.
Selon les nouvelles sanctions, les opérations de la banque dans ses bureaux européens à Londres, Hambourg et Paris seront arrêtées, tandis que 20 autres individus et 15 organisations ont été ajoutés sur les listes noires européennes des visas et des comptes .
Mardi, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad-Ali a condamné les nouvelles sanctions de l'UE contre l'Iran, les qualifiant d'"illégales".
Source: xinhua