Des violences ont éclaté jeudi dans plusieurs circonscriptions électorales au Pakistan, lors des élections partielles parlementaires qui se déroulent dans le pays.
Les élections partielles, qui détermineront une partie des membres de l'Assemblée nationale, de la Chambre basse et des Parlements provinciaux, ont débuté à 8 heures et se termineront à 17 heures
Le scrutin a été suspendu dans un bureau de vote dans la ville de Jahania, située dans la province de Punjab, suite à plusieurs affrontements au cours desquels plusieurs personnes ont été blessées.
Selon la presse locale, des violences ont également éclaté dans d'autres bureaux de vote.
Les autorités locales ont renforcé la sécurité dans les bureaux de vote afin que les élections puissent se dérouler pacifiquement de manière ininterrompue. Environ 4.300 policiers sont mobilisés pour assurer la sécurité de quelques 562 bureaux de vote de la ville de Rawalpindi, située près d'Islamabad.
En revanche, les élections dans la conscription NA-123 de la ville de Lahore, où habite l'ancien Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif, ont été reportées, car l'audience concernant la disqualification de ce dernier aura lieu fin juin.
Nawaz Sharif, dirigeant de la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), a soumis son dossier de nomination pour contester les élections partielles, et son dossier a été approuvé par la Commission électorale.
Par contre, la Haute Cour de Lahore avait disqualifié lundi dernier M. Sharif pour les élections partielles. Le PML-N a pour sa part indiqué que le verdict de la Haute Cour de Lahore était politiquement orienté, le qualifiant de complot
La Cour suprême pakistanaise, après avoir reçu l'appel contre la disqualification, a décidé de reporter les élections à Lahore.
Le gouvernement pakistanais a indiqué que la Haute Cour de Lahore n'était pas compétente pour décider d'une disqualification.
Nawaz Sharif a refusé de comparaître devant la Cour suprême, déclarant qu'il n'accepterait pas les jugements des juges qui ont prêté serment après que le président Pervez Musharraf eut déclaré l'état d'urgence en novembre dernier.
M. Sharif avait été empêché de prendre part aux élections générales du 18 février dernier, après avoir été reconnu coupable d'avoir participé au coup d'Etat de 1999, après lequel le chef de l'armée M. Musharraf avait pris le pouvoir.
Source: xinhua