Les forces de sécurité pakistanaises ont poursuivi dimanche pour le deuxième jour consécutif une opération militaire contre des groupes extrémistes dans une région tribale, après avoir détruit deux positions rebelles, a-t-on appris auprès des sources gouvernementales.
Le gouvernement pakistanais a envoyé des renforts dans la région Khyber, située tout près de Peshawar, le chef-lieu de la province de la Frontière Nord-Ouest.
Trois groupes extrémistes, Lashkar-e-Islam, Ansar-ul-Islam et Amar bil Maroof Wa Nahe Anil Munkir, étaient très actifs dans la région Khyber.
Des combattants de Lashkar-e-Islam, qui contrôlent plusieurs routes et villages de la région, se sont impliqués dans des combats violents contre le groupe rival Ansar-ul-Islam. Au moins 20 personnes ont été tuées dans des affrontements ces deux dernières semaines.
"Nous sommes en train de lancer une opération à la demande du public et en vertu des instructions du gouvernement", a indiqué Muhammad Alam Khattak, responsable de l'opération.
L'inspecteur général d'une force paramilitaire, Corps Frontalier, a déclaré samedi que l'opération devrait se poursuivre à moins que "les cliques de criminels" ne soient pourchassées de la région.
Tous les marchés à Bara, une des principales villes de la région Khyber qui est connue pour des marchandises étrangères, restaient fermés dimanche lorsque les forces de sécurité conseillaient aux habitants de rester à la maison.
Les forces paramilitaires et la police ont pris part à l'opération, alors que l'armée ne s'y est pas impliquée, selon les sources gouvernementales.
Athar Abbas, porte-parole de l'armée, a indiqué que l'opération visait à pourchasser les terroristes et les criminels.
Environ 5.000 agents de sécurité ont participé à l'opération et quelque 400 hommes supplémentaires ont été envoyés dimanche, selon la presse locale.
Le gouvernement a déployé des chars et des véhicules blindés dans la région pour soutenir les forces terrestres.
Source: xinhua