La Maison Blanche s'est dispensée lundi de tout commentaire sur les informations selon lesquelles le Congrès avait approuvé l'an dernier le financement, à la demande du président George W. Bush, de 400 millions de dollars pour mener des opérations clandestines contre le pouvoir de Téhéran.
"Je ne pouvais pas m'exprimer dans un sens ou dans l'autre", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, en réponse à un reportage dimanche de l'hebdomadaire New Yorker, qui a révélé que le Congrès avait accédé fin 2007 à une demande du président George W. Bush visant à financer une extension "majeure" des opérations secrètes en Iran.
En ce qui concerne l'éventualité d'un recours militaire contre l'Iran avant la fin du mandat du président Bush en janvier 2009, M. Perino a réaffirmé que M. Bush "s'attache singulièrement à essayer de résoudre cette question de manière diplomatique".
Selon le magazine, qui a cité des sources de l'armée, du renseignement et du Congrès, les opérations clandestines consistent à soutenir les minorités et les dissidents opposés au régime islamique, et à réunir des informations sur les activités nucléaires de l'Iran.
Bien que ces activités ne soient pas nouvelles, "l'échelle et le périmètre des opérations en Iran, qui impliquent la CIA et le Commandement spécial pour les opérations conjointes (JSOC) sont désormais significativement plus larges", note l'article.
Pourtant, l'ambassadeur des Etats-Unis en Irak, Ryan Crocker, a démenti l'organisation d'opérations transfrontalières américaines en Iran depuis l'autre côté de la frontière irakienne.
"Je peux vous dire de manière catégorique que les forces américaines ne mènent pas d'opérations en Iran en traversant la frontière irakienne", a fait savoir le diplomate sur CNN.
Washington a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran en avril 1980, à la suite de l'affaire des otages dans l'ambassade américaine en Iran, dans laquelle 52 Américains avaient été pris en otage pendant 444 jours.
Les Etats-Unis accusent farouchement le gouvernement iranien de tenter de développer des armes nucléaires sous couvert d'un programme civil nucléaire, une accusation réfutée par Téhéran.
Source: xinhua