Le chef d'une mission de sécurité de l'ONU, Lakhdar Brahimi, a souligné lundi la nécessité de rester vigilant en raison des menaces croissantes pesant sur l'ONU.
La vigilance est à l'ordre du jour, l'ONU étant une cible de plus en plus prisée, a déclaré M. Brahimi, chef du groupe indépendant sur la sûreté et la sécurité du personnel et des locaux de l'ONU, lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU.
"Il n'y a pas de sécurité parfaite pour les Nations unies, et il n'y aura jamais de sécurité parfaite", a déclaré M. Brahimi, en exposant le rapport du groupe, intitué "vers une culture de la sécurité et de la responsabilité".
Le rapport n'est pas le mot de la fin sur les moyen de protéger l'ONU, étant donné que la sécurité est un travail de tous les instants, et a besoin d'être améliorée tout le temps", a dit M. Brahimi, ancien diplomate algérien.
L'attentat à la bombe du 11 décembre 2007 à Alger, qui a coûté la vie à 17 membres du personnel de l'ONU, a montré que le système de l'ONU ne fonctionnait pas comme il le fallait, a fait savoir M. Brahimi, ajoutant que le rapport n'avait pas indiqué définitivement qui était responsable de cette tragédie.
Le rapport, rendu public la semaine dernière, a révélé que le comité avait "des preuves significatives que plusieurs employés, aux différents niveaux, n'ont pas réussi à répondre de manière adéquate à l'attentat d'Alger, avant et après la tragédie".
Le message le plus important de ce rapport transmis aux pays membres de l'ONU est "vous avez besoin de rester vigilants à tout moment", car l'ONU est désormais une cible pour un grand nombre de personnes pour toutes sortes de raisons, a martelé M. Brahimi, nommé début février par le secrétaire général de l'ONU à la tête d'un groupe d'experts indépendants chargés de faire des recommandations pour améliorer la sécurité du personnel de l'organisation internationale dans le monde.
"Je pense que la perception est que les grands pouvoirs utilisent leurs muscles pour influencer l'ONU et que l'ONU, ne parle pas toujours, mais de temps en temps, au nom de ses 192 membres, mais au nom d'un, de deux, de trois, de quatre ou de cinq membres", a-t-il noté.
M. Brahimi a déclaré que l'ONU était certainement beaucoup mieux protégée qu'elle ne l'était avant les attentats de 2003 à Bagdad, qui ont coûté la vie à plus de 20 membres du personnel de l'ONU.
Source: xinhua