La coalition gouvernemenale du Pakistan, composée du Parti du peuple pakistanais (PPP) et de la Ligue musulmane du Pakistan-Nawaz (PML-N), va lancer une procédure de destitution contre le président Pervez Musharraf, a annoncé jeudi le co-président du PPP, Asif Ali Zardari, veuf de Bénazir Bhutto.
Lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef de la PML-N, Nawaz Sharif, M. Zardari a indiqué que les Pakistanais souhaitent voir l'éviction de M. Musharraf.
Il a dit que M. Musharraf n'avait pas démissionné après l'échec de son parti aux élections législatives du 18 février dernier, comme il l'avait promis.
Le président pakistanais a également promis de se soumettre à un vote de confiance du Parlement nouvellement élu, mais il ne l'a pas fait, a poursuivi M. Zardari, ajoutant que Musharraf ne s' était pas adressé au nouveau Parlement, ce qui est une condition requise pour le président selon la Constitution.
M. Zardari a ensuite ajouté que les politiques économiques mises en place par M. Musharraf ces dernières années avaient mené à une impasse économique.
Les leaders des partenaires de la coalition se sont réunis depuis mardi pour discuter de la procédure de destitution contre le président Musharraf.
Devant cette situation, ce dernier a annulé son voyage à Beijing où il devait assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Beijing. Selon les meida locaux, il s'est entretenu avec certains hommes politiques et des experts juridiques jeudi pour discuter des mesures à prendre pour faire face l'éventuelle procédure de destitution.
Le PPP et la PML-N étaient devenus les deux premiers partis à l'Assemblée nationale (chambre basse) après les législatives du 18 février et former un gouvernement de coalition le 9 mars.
Les deux partis ont décidé de restaurer les juges destitués l'an dernier par le président Musharraf.
Pour destituer M. Musharraf, il faut la majorité des deux-tiers des deux chambres du Parlement. M. Zardari s'est dir "sûr d'obtenir (une majorité de) 90% au Parlement".
Jeudi, la ministre de l'Information Sherry Rehman a annoncé que le gouvernement avait décidé de convoquer l'Assemblée nationale le 11 août pour lancer la procédure de destitution.
Source: xinhua