La Russie est en train de raidir sa position sur la Géorgie, ce qui constitue un test pour la politique orientale de l'Union européenne(UE), a indiqué lundi le Premier ministre polonais Donald Tusk.
La crise en Géorgie sera un test pour la politique orientale de l'UE, a dit M. Tusk, invité à commenter sur la résolution adoptée lundi par le Parlement russe, qui appelle le président Dmitri Medvedev à réorganiser les provinces renégates géorgiennes d'Abkhasie et d'Ossétie du Sud comme des Etats indépendants.
"Cela montre que la Russie est en train de raidir sa position sur la Géorgie, et confirme la justesse de la proposition polonaise d'un Conseil européen sur la crise géorgienne", a observé M. Tusk.
Quant au plan en six points d'apaisement du conflit, récemment agréé par le président français de la présidence de l'UE, Nicolas Sarkozy, et le chef de l'Etat russe, M. Tusk a expliqué que la Pologne "a la sensation en quelque sorte que la Russie ne le prend pas très au sérieux".
M. Tusk a aussi fait remarquer qu'il avait échangé avec la chancelière allemande Angela Merkel sur la crise de la Géorgie.
Il a ajouté qu'il était en train d'échanger avec d'autres hommes politiques européens pour chercher des efforts conjoints pour aider la Géorgie.
L'Abkhasie et l'Ossetie du Sud ont proclamé, dans les années 1990, leur indépendance de la Géorgie, ancienne République soviétique. Mais cette indépendance n'a été pas reconnue au niveau internationale.
Pour sa part, M. Medvedev a exprimé ses doutes sur le fait que l'Abkhasie et l'Ossetie du Sud resteront dans le giron de la Géorgie après les récents conflits en Ossetie du Sud.
Il a affirmé que la Russie respectera toute décision sur les statuts des deux régions qui reflète leurs souhaits et garantit son exécution.
Source: xinhua