Le sommet du G20 devrait essayer d'atteindre un accord sur la reprise des flux de crédits vers les pays en voie de développement, a déclaré le Premier ministre indien Manmohan Singh dans une interview mercredi.
« Nous, dans les pays en voie de développement, voyons encore plus les effets de l'arrêt des flux de crédits », a déclaré M. Singh au Financial Times avant la réunion de Londres, qui réunit les dirigeants des 20 pays les plus industrialisés et les économies émergentes.
« Toutes les grandes économies doivent prendre leur responsabilité et aider à nettoyer le bilan du système bancaire afin d'assurer que les flux de crédit reprennent », a-t-il déclaré.
Selon le Premier ministre indien, les pays en voie de développement, y compris les principales économies émergentes, ressentent de plus en plus les effets des flux en baisse des capitaux et des crédits commerciaux ainsi que la baisse de la demande des exportations.
Le sommet du G20 devrait commencer au Centre Excel à Londres jeudi.
Les dirigeants mondiaux, y compris le président américain Barack Obama, devraient se mettre d'accord sur la réorganisation du système financier mondial et de nouvelles mesures coordonnées pour combattre la récession économique.
Mais les résultats de ce sommet dépendent cependant de la capacité des participants à passer outre leurs différends concernant les plans de relance économique et la réforme du système financier mondial.
Alors que la Maison Blanche préconise l'adoption de nouvelles mesures fiscales pour aider l'économie, la plupart des pays européens, notamment l'Allemagne et la France, restent sceptiques quant à cette solution et pensent qu'il est préférable de durcir les réglementations fiscales et réformer le système financier mondial pour empêcher une nouvelle crise à l'avenir.
Interrogé pour commenter le débat transatlantique (plus de stimuli fiscaux Vs. Plus de réglementations), M. Singh a répondu qu'il est nécessaire d'avoir un « arbitre » pour contrôler si les pays développés honorent leurs promesses.
Si les mesures de relance des principales économies représentent 2 % du PIB, comme l'estime le FMI, c'est probablement adéquat, a-t-il fait savoir.
Mais le monde a besoin d'un nouvel organisme de surveillance, « une équipe d'expert » à l'intérieur ou à l'extérieur du FMI pour faire en sorte que les mesures de relance soient « maintenues » l'année prochaine, pour être sûr que chaque pays « participe », a- t-il ajouté.
Source: xinhua