



Le Directeur général d'Air France Pierre-Henri Gourgeon a déclaré le 11 juin qu'il n'était "pas convaincu" que ces sondes de vitesse 'défectueuses' soient la cause de l'accident du vol AF 447.
Il a indiqué qu'après avoir constaté des incidents sur ces sondes qui permettent de mesurer la vitesse d'un avion en vol, la compagnie avait lancé un programme de remplacement sur toute sa flotte d'A330/340 le 27 avril. Il a par ailleurs précisé que les premiers approvisionnements en nouvelles sondes Pitot pour les A330/A340, commandées par Air France dans le cadre de son programme de remplacement lancé fin avril, étaient parvenus à la compagnie le 29 mai, soit trois jours avant l'accident du Rio-Paris. Après l'accident de l'Airbus AF 447 le 1er juin, où ces sondes se sont avérées défectueuses, Air France a décidé d'accélérer encore ce programme sur ces appareils. Mais, a-t-il ajouté, le remplacement des sondes Pitot n'avait pas de valeur obligatoire et Air France pense que les avions équipés d'anciens modèles de sondes peuvent toujours exécuter leur million de vol.
Interrogé sur les critiques au sujet du manque de transparence de la communication d'Air France depuis l'accident, Gourgeon a répondu : « parce que je ne suis pas convaincu que les sondes sont la cause de l'accident, c'est pourquoi je n'ai pas la raison de faire le communiqué sur cette affaire en tenant un briefing le lendemain même de l'accident. ». Il a ajouté qu'Air France est "sous le choc" depuis le crash Rio-Paris et insisté sur le fait que la compagnie était "auprès des familles de victimes" pour les réconforter et n'a pas pu accorder assez de temps aux journalistes, "ce qui vous mécontente et c'est peut-être la raison pour laquelle vous cherchez noises".
Il s'est d'autre part montré très pessimiste sur les chances de récupérer les boîtes noires de l'avion. « Ce sera un exploit si on les récupère », a-t-il dit. Et d'ajouter qu'Air France souhaite pouvoir les récupérer. Même si on n'arrive pas à les retrouver on pourra quand même obtenir des indications sur la cause de l'accident en examinant les corps des victimes et en analysant les débris de l'avion. « Je pense que les résultats des examens et les analyses des débris par des spécialistes devraient notamment permettre de déterminer où se trouvait les passagers dans l'avion et ainsi peut-être mieux comprendre comment l'avion s'est disloqué. Je crois que dans le délai d'une semaine, nous pourrions avoir plus d'informations, mais le plus important c'est de pouvoir récupérer les boîtes noires, car elles sont cruciales pour tenter d'expliquer les raisons de la catastrophe. »
●Page spéciale: L'avion d'Air France disparu
Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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