Le président hondurien Manuel Zeyala a été renversé dimance matin par un coup d'Etat et forcé à quitter le pays.
Arrivé à San Jose, capitale du Costa Rica, M. Zeyala a déclaré qu'il avait été enlevé par des militaires et conduit de force au Costa Rica à bord d'un avion.
"Je n'ai pas demandé l'asile au Costa Rica. Il s'agit d'un enlèvement, d'un chantage au système démocratique au Honduras", a affirmé M. Zeyala.
M. Zeyala a dit qu'il allait demander l'aide à tous les présidents des Amériques et au président américain Barack Obama.
"Les Etats-Unis peuvent éviter cette attaque terrible contre notre peuple et notre démocratie. Les présidents des Amériques m'appellent et j'ai déjà parlé avec le président du Nicaragua Daniel Ortega, qui m'a apporté son soutien", a-t-il ajouté.
Selon M. Zeyala, le président nicaraguayen Daniel Ortega l'a invité à se rendre au Nicaragua et à participer au sommet du Système d'intégration centraméricain (SICA).
Il a dit avoir reçu également un appel de soutien du président vénézuélien Hugo Chavez.
M. Zeyala a aussi demandé une intervention de l'Organisation des Etats américains, dont le secrétaire général José Miguel Insulza doit se rendre lundi à Tegucigalpa, capitale hondurienne.
Le congrès hondurien a désigné dimanche Roberto Micheletti comme le nouveau chef de l'Etat, en remplacement de Zelaya, alors que la cour suprême du pays a déclaré avoir autorisé l'action pour le détrôner, disant que l'armée avait agi pour défendre l'état de droit.
"Les autorités juridiques ont formellement déclaré que si la source de l'action prise aujourd'hui est un ordre judiciaire donné par un jge compétent, son exécution est dans le cadre des préceptes légaux", selon une déclaration lue à la radio locale HRN par Danilo Izaguirre, porte-paorle de la cour suprême.
Parallèlement, le Tribunal électoral suprême (TSE) a indiqué dans une déclaration lue à la télévision nationale que le plan existant pour les élections générales du 29 novembre était maintenu.
Le président nicaraguayen Daniel Ortega a déclaré dimanche que les présidents de tous les pays centraméricains se réuniraient à Managua plus tard dans la journée afin de discuter du coup d'Etat au Honduras.
Le Venezuela a envoyé un avion au Costa Rica pour amener le président Zelaya à Managua, a annoncé le vice-ministre vénézuélien de la Sécurité Jose Torres.
Le president américain Barack Obama a exprimé sa profonde inquiétude sur l'expulsion du président Zelaya. Dans une déclaration, il a appelé toutes les parties honduriennes à respecter les normes démocratiques et les lois.
"Toutes les tensions et les disputes existantes doivent être réglées pacifiquement par un dialogue sans intervention extérieure ", a-t-il indiqué.
L'Equateur, le Venezuela et le Brésil ont condamné le coup d'Etat au Honduras.
"Les actions militaires du genre constitue un coup à la démocratie et ne correpond pas au développement politique dans la région. Tout problème de l'ordre constitutionnel doit être réglé pacifiquement par le dialogue et par le biais des institutions démocratiques", a indiqué le ministère brésilien des Affaires étrangères dans une déclaration.
Le gouvernement brésilien a demandé que le président Zelaya soit réinstallé dans ses fonctions immédiatement et inconditionnellement, selon la déclaration.