Une personne a été tuée et une soixantaine d'autres blessées au cours des affrontements entre des soldats du coup d'Etat et des partisans de Manuel Zelaya, le président déchu et expulsé du Honduras, a rapporté lundi Canal 51, une chaîne de télévision hondurienne.
L'un des manifestants est mort à bord d'un taxi des suites des blessures par balle reçues lors des affrontements.
Juan Barahona, un responsable de la Fédération des travailleurs unis, a indiqué à Xinhua au téléphone que les soldats ont ouvert le feu sur les manifestants se rassemblant devant le palais du gouvernement.
"Quand nous nous sommes dispersés, j'ai vu plusieurs personnes ayant des blessures par balle causées par les tirs des soldats", a déclaré M. Barahona. "Deux ambulances sont arrivées, mais jusqu'à maintenant je ne sais pas s'il y a des morts", a-t-il ajouté.
Selon des médias locaux, des coups de feu ont été entendus et des grenades de gaz lacrymogène ont été tirées durant les affrontements, alors que deux hélicoptères survolaient la zone.
Des tirs ont été entendus dimanche matin à l'extérieur du palais du gouvernement. Selon le président de la Commission pour la défense des droits humains des Honduriens, 27 personnes ont été arrêtées au cours de cet incident.
Dans la nuit de samedi à dimanche, le président hondurien, Manuel Zelaya, a été enlevé par des soldats avant d'être placé de force à bord d'un avion qui allait le conduire au Costa Rica.
Dimanche après-midi, Roberto Micheletti, président du Parlement hondurien, a été nommé chef de l'Etat par intérim du pays, lors d'une session spéciale des députés. A cette occasion, a été lue une présumée lettre de démission de M. Zelaya, que le président déchu a affirmé n'avoir jamais signée.
M. Micheletti a proclamé la loi martiale dans le pays quelques heures après son investiture.