Le président hondurien Manuel Zelaya, qui a été renversé et forcé à quitter le pays dimanche, sera arrêté, a indiqué mardi le ministre des Affaires étrangères du nouveau gouvernement Enrique Ortez Colindres.
selon Ortez, le président Zelaya sera accusé de violations de la constitution, trafic de la drogue, de crimes organisés et détournement de millions de dollars de fonds.
"Des son arrivée, il sera arrêté", a déclaré Ortz, qui a prêté serment lundi comme le chef de la diplomatie.
"Nous avons préparé le mandat d'arrêt pour corruption (...) le président écoutera ce que les juges doivent dire, mais il est bien possible qu'il finira par être mis en prison", a-t-il ajouté.
Le même jour, des milliers de personnes soutenant ou opposé au président Zelaya sont descendues dans la rue à Tegucigalpa.
Lundi, deux personnes ont trouvé la mort dans les affrontements entre les manifestants et les policiers.
Roberto Micheletti, président de la législature du Honduras, a prêté serment dimanche en tant que nouveau chef d'Etat.