Le gouvernement intérimaire hondurien a annoncé mercredi qu'il ne négociera pas avec l'Organisation des Etats américains (OAS) et ne permettra pas au président déchu Manuel Zelaya de retourner à son poste.
"Toute personne qui a violé la loi ne peut pas être réinstallée", a déclaré à la presse le ministre des Affaires étrangères récemment nommé, Enrique Ortez Colindrez.
"La souveraineté du Honduras ne peut pas être négociée avec l'OAS, ni avec personne", a indiqué le ministre, nommé par le président intérimaire, Roberto Micheletti, immédiatement après le coup d'Etat.
Mardi, l'OAS a donné au Honduras un ultimatum de 72 heures pour réinstaller M. Zelaya, sinon le pays fera face à une expulsion.
Les pays voisins du Honduras ont fermé leurs frontières avec le Honduras, et le Système d'intégration centraméricain lui a interdit de recevoir le décaissement et de nouveaux prêts de sa banque.