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Français>>InternationalMise à jour 30.07.2009 09h28
Un haut responsable belge plaide pour le développement de bonnes relations très fortes avec la Chine (INTERVIEW) par Liu Xiurong

André Flahaut, vice- président de la Chambre des représentants de la Belgique, vice- président du Parti socialiste belge et ancien ministre de la Défense, a plaidé pour qu'il y ait des relations très fortes entre la Belgique et la Chine dans une interview exclusive accordée à l'agence de Presse Xinhua à la veille du 82 anniversaire de l'Armée populaire de libération de Chine qui tombe le 1er août. Voici les questions et réponses dans cette interview.

Question : Est-ce que vous pouvez présenter un peu la situation des échanges et des relations de coopération entre la Chine et la Belgique?

Réponse : Comme responsable politique belge, j'ai toujours proné pour qu'il y ait des relations très fortes entre la Belgique et la Chine. C'est indispensable et à tous les niveaux. La différence de taille entre les deux pays ne peut, ni ne doit, constituer un obstacle au développement des relations bilatérales solides, stables et durables dans tous les domaines. Et donc si à un certain moment, comme dans toutes relations l'intensité peut diminuer, je crois maintenant que nous sommes repartis dans une phase où il peut y avoir une intensification de ces relations, et c'est une très bonne chose.

La Belgique a eu de bonnes relations avec les autorités chinoises et les autorités militaires chinoises pour faire un partenariat, partenariat impliquant toute une série de dimensions à commencer par la dimension de la formation. Partant du principe que lorsque les gens se connaissent, lorsqu'ils suivent ensemble des formations, ils se comprennent mieux et peuvent faire beaucoup de choses ensemble dans d'autres domaines. Donc en résumé, je me réjouis de cette évolution, de cette rennaissance et de cette intensification des relations dans tous les domaines, sans oublier certainement les domaines de l'éducation, de la santé et de la culture et aussi des échanges économiques importants.

Question: Dans les relations entre les deux armées, le travail de formation et les échanges d'étudiants se sont intensifiés, et vous croyez que cette tendance peut continuer?

Réponse : Je suis persuadé que cela peut continuer et je suis même convaincu que cela doit continuer et s'intensifier, parce que trop longtemps, nos armées occidentales ont été tournées exclusivement vers un pôle important certes, les Etats-Unis, c'était norte histoire. Je crois que nous devons aussi au niveau de l'armée, au travers de la formation, ouvrir des horizons pour accueillir et envoyer des étudiants militaires et autres dans d'autres pays et là où les acteurs sont importants, comme la Chine, l'Inde et des pays africains. Il est donc important, vital et fondamental d'avoir des relations d'échanges entre les jeunes et les jeunes militaires.

Question : Ces dernières années, la Chine et la Belgique ont participé à certaines missions de maintien de la paix en Afrique et dans le reste du monde, est-ce qu'il a y une coordination ou une coopération entre les deux pays dans ces missions, par exemple en République démocratique du Congo?

Reponse : les coordinations dans ce type de coopération se font à un niveau plus élévé que le simple niveau bilatéral. Mais vous venez de citer le Congo. Je reste convaincu et je vais travailler à cet objectif qu'il faut établir une relation trilatérale entre la Chine, le Congo et la Belgique, pour coopérer dans une multitude de domaines. Vous n'ignorez pas que ces derniers mois et ces dernières années, les relations entre la Congo et la Belgique ont été un peu détériorées, nous n'avons plus occupé la place qui est traditionnellement la nôtre dans les relations avec le Congo.

Aujoud'hui, des reconstructions sont en cours dans ce pays, la Chine y est très présente, et nous croyons que finalement c'est une bonne chose aussi pour le Congo. Mais nous estimons que c'est peut-être bien qu'il y ait des contacts plus suivis entre les trois acteurs et je crois qu'ils le souhaitent tous les trois, le Congo le souhaite, la Belgique le souhaite et la Chine le souhaite aussi. On ne peut pas contester à la Belgique son expertise du Congo, comme on ne peut pas contester à la Chine l'immensité de ses moyens et sa volonté de travailler au Congo. On ne peut pas contester aux Congolais leur volonté politique de reconstruire leur pays le plus vite possible.

Question : Quelle est votre opinion sur le potentiel de développement des relations entre la Chine et la Belgique?

Réponse : Je suis persuadé qu'on a déjà une longue espérience de bonnes relations, il faut poursuivre, parce que les bonnes relations ne peuvent aboutir positivement et se développer que s'il y a une confiance réciproque qui existe, dans la durée. Ce ne peut pas être que des événements ponctuels, par exemple l'exposition de Shanghai l'an prochain. Je crois qu'il faut s'inscrire dans la durée, avoir des relations entre les personnes, avoir une bonne compréhension réciproque, comprendre l'autre, comprendre le partenaire, ses possibilités, ses capacités et ses limites, et surtout le faire dans toute une série de domaines, ne pas s'arrêter exclusivement, dans le domaine économique, par exemple, ou dans le domaine financier, il faut aussi leur donner la dimension humaine, la dimension d'éducation, de culture, des relations humaines en quelque sorte, c'est ça qui amène le succès.

Source: xinhua

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