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Français>>InternationalMise à jour 25.09.2009 08h35
Unesco : le monde arabe divisé sur les raisons de l'échec de Farouk Hosni (PAPIER D'ANGLE)

Le monde arabe s'est divisé mercredi sur les raisons derrière l'échec de l'élection du ministre égyptien de la Culture Farouk Hosni à la tête de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), face à la Bulgare Irina Bokova.

Mme Bokova, 57ans, a battu M. Hosni à l'issue d'une longue compétition riche en suspens pour devenir l'unique candidate à la succesion du Japonais Koichiro Matsuura, directeur général sortant de l'Unesco.

Certains observateurs estiment que les règlements politiques et les erreurs de M. Hosni seraient à l'origine du résultat, alors que d'autres attribuent l'échec du ministre égyptien à un affrontement des civilisations et des cultures.

Les puissances ont "un désir et une stratégie" pour dominer les importants postes dans les organisations internationales, dont l'Unesco, pour que le système international soit sous leur contrôle, indique à Xinhua Saïd al-Lawindy, responsable du Centre Al-Ahram pour les études politiques et stratégiques.

M. Hosni a suscité des critiques visant son discours selon lequel il menaçait de brûler tous les livres en hébreu de la Bibliothèque d'Alexandrie en Egypte en 2008. Il s'est excusé de cette sortie durant sa campagne électorale.

Peu avant le dernier scrutin de l'Unesco, tenu mardi dernier, M. Hosni a déclaré que les positions qui s'opposaient à sa candidature étaient considérées comme une politisation de cette organisation.

La course à la tête de l'Unesco est une "bataille politique", observe Wahid Abdel-Maguid, vice-directeur du Centre Al-Ahram pour les études politiques et stratégiques, ajoutant que certains importants pays européens tels que la Grèce et l'Espagne étaient en faveur du candidat égyptien.

M. Abdel-Maguid impute la défaite à "la bataille politique dirigée par le sionisme mondial" et à des erreurs et des déficiences dans la campagne électorale du candidat égyptien.

Pour l'ambassadeur d'Egypte en France, Nasser Kamel, l'échec de M. Hosni dans ses efforts de prendre la direction de l'Unesco réside dans "l'insuccès de l'idée du dialogue entre civilisations".

Tout ce qui s'est passé au sein de l'Unesco est "un échec du dialogue entre les civilisations construisant un pont reliant l'Orient et le monde, la communication et la tolérance", indique M. Kamel sur la chaîne de télévision Nile.

"Je suis mécontent" de voir que le conflit entre l'Occident et les civilisations mulsumanes se tient derrière l'échec de M. Hosni, en particulier "au moment où tous les indicateurs ont montré que les élections ont été politisées à grande ampleur", déclare à Xinhua, Mohamed Al-Azar, responsable des affaires culturelles de l'ambassade de l'autorité palestinienne au Caire.

"Il était supposé que le poste du directeur général de l'Unesco soit transféré au monde arabe et M. Hosni possède toutes les qualifications nécessaires pour ce poste", souligne M. Al-Azar.

"Nous pensions qu'il devait remporter la victoire, toutefois, nous avons été étonnés au dernier moment", a-t-il dit.

Bien que le directeur général de l'Unesco ne travaille pas conformément à son propre programme, les pays occidentaux "ne peuvent pas accepter la participation des pays arabes dans la décision culturelle internationale qui fait le processus", précise M. Al-Azar.

Selon Hossam Nassar, directeur de la campagne électorale de M. Hosni, le candidat malheureux a déjà essayé d'"élaborer un dialogue entre les civilisations", mais certains pays l'ont rejeté.

Cette élection est "une leçon" pour toutes les parties qui appellent au dialogue entre le Nord et le Sud, estime M. Nassar.

Toutefois, le professeur Saïd Al-Lawindy confie à Xinhua que le concept du conflit entre civilisations provient de "prétextes" avancés par certaines personnes pour justifier l'échec de M. Hosni.

Source: xinhua

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