Le gouvernement irakien a libéré 147 prisonniers, affiliés à un groupe rebelle chiite et accusés d'avoir enlevé cinq Britanniques, suite aux discussions entre les deux parties, a rapporté lundi le journal Al-Mashrriq.
Salam al-Maliki, représentant du groupe Assaib Al-Haq, présent aux discussions avec le gouvernement, a indiqué que 23 membres du groupe ont été libérés samedi, 87 la semaine dernière et 37 autres dimanche.
Assaib Al-Haq, séparé de l'armée Al-Mahdi dirigée par le clerc chiite radical Muqtada al-Sadr, a été accusé d'avoir enlevé cinq Britanniques à Bagdad il y a plus de deux ans.
Salam Al-Maliki, un ancien ministre des Transports et représentant le bloc d'al-Sadr au sein de l'ancien cabinet d'Ibrahim al-Jaafari, a expliqué que la libération constitue "une partie d'un accord entre le groupe et l'actuel gouvernement irakien, dirigé par le Premier ministre, Nuri al-Maliki". Il n'a révéle aucun détail de l'accord.
Les forces américaines en Irak ont libéré trois importants membres du groupe Assaib Al-Haq, à savoir Hadi al-Darraji, Hassan Salem, Laith al-Khaza'ali, qui est le frère du secrétaire général du groupe, Qais al-Khaza, a ajouté le journal.
Quarante éléments armés portant des uniformes de la police ont enlevé Peter Moore, un ingénieur informatique britannique travaillant pour le gouvernement américain, et ses quatre gardes britanniques employés par une société de sécurité canadienne, dans les locaux du ministère irakien des Finances le 29 mai 2007.
L'ambassade de Grande-Bretagne à Bagdad a reçu les corps de trois gardes enlevés. Selon des responsables britanniques, M. Moore serait encore vivant et le quatrième garde aurait été tué par les auteurs de l'enlèvement.