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Français>>InternationalMise à jour 10.11.2009 08h23
La tournée de Barack Obama souligne l'importance de l'Asie (ANALYSE)

Le président américain Barack Obama entamera sa première tournée en Asie la semaine prochaine, alors que des analystes indiquent que l'Asie pèse de plus en plus dans la politique étrangère des Etats-Unis.

La tournée commencera à Tokyo et se terminera à Séoul, et aura pour étapes Beijing, Shanghai et Singapour, où le président américain assistera au sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) et à sa première réunion avec les dirigeants des dix Etats de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN).

L'IMPORTANCE DE L'ASIE

Le président américain se rendra en Asie "pour renforcer notre coopération avec cette partie importante du monde sur une série de questions d'intérêt commun", a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs.

Un certain nombre de hauts responsables américains, dont la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, le secrétaire au Trésor Timothy Geithner, le représentant au commerce Ron Kir et le secrétaire au commerce Gary Locke, assisteront au sommet de l'APEC, a révélé Kurt Tong, représentant américain à l'APEC, lors d'un point de presse tenu la semaine dernière.

Selon certains experts, cela démontre la volonté de l'administration Obama de jouer un rôle plus important en Asie. A titre de comparaison, Condoleezza Rice avait été la seule membre du gouvernement de M. Bush à avoir assisté à la réunion de l'APEC l'année dernière.

La réunion devrait se pencher sur la reprise de l'économie mondiale, la lutte contre le protectionnisme, l'intégration économique régionale et la croissance économique, a précisé M. Tong.

"La participation américaine témoigne d'un réel regain d'intérêt concerté et enthousiaste de la part des Etats-Unis pour les réunions de l'APEC et l'APEC en tant qu'institution", a fait remarquer M. Tong.

Certains experts ont expliqué qu'il y a une grande différence par rapport à l'administration Bush qui était trop occupée par les affaires au Moyen-Orient pour s'engager complètement en Asie.

Les préoccupations sur le plan intérieur et à l'égard du Moyen-Orient ne doivent ni réduire les attentes de cette tournée ni dissuader l'administration de jouer un rôle plus important dans la région, a souligné Andy Johnson, directeur du programme de sécurité nationale "La trosième voie", un groupe de réflexion basé à Washington.

"L'administration Obama est fière de sa capacité à (travailler) simultanément dans plusieurs régions, a-t-il précisé, l'équipe qu'il a formée et l'intérêt personnel qu'il accordera à cette tournée déboucheront probablement sur des résultats conséquents".

Selon M. Johnson, chaque étape de la visite a une importance stratégique pour les Etats-Unis. Il y a une interaction croissante entre les Etats-Unis et la Chine, alors que le Japon et la Corée du Sud sont des alliés régionaux abritant des forces américaines et cette tournée permettra de renforcer les relations déjà existantes, a-t-il souligné, ajoutant que la région est l'une des plus actives du monde en matière commerciale.

L'APEC représente un groupe important de pays émergents et les Etats-Unis entendent bien affirmer leurs intérêts économiques partagés avec ces pays, a-t-il conclu.

Jin Canrong, vice-doyen de l'Ecole d'études internationales de l'Université de Renmin (Chine), a estimé : "Dans le contexte de la crise financière internationale, cette visite en Asie - continent qui accuse une forte reprise économique dirigée par des pays tels que la Chine - est importante pour M. Obama".

Les Etats-Unis doivent coopérer avec les pays asiatiques pour résoudre les questions nucléaires de l'Iran et de la péninsule coréenne et pour faire face au défi du changement climatique, a argué M. Jin.

Il a indiqué que l'Asie est désormais plus importante que l'Europe pour les Etats-Unis. Le commerce américano-européen ne représente que la moitié de celui réalisé avec l'Asie et, avec l'émergence de la Chine, l'Asie est maintenant de plus en plus incontournable pour les intérêts géopolitiques des Etats-Unis.

LE DIALOGUE STRATEGIQUE AVEC LA CHINE

M. Obama a projeté de visiter deux villes chinoises, Shanghai, le centre financier et commercial du pays, et la capitale Beijing, où il s'entretiendra avec son homologue chinois Hu Jintao.

Le président Obama a souligné à maintes reprises l'importance des relations américano-chinoises depuis son investiture en janvier, a indiqué le secrétaire d'Etat adjoint américain James Steinberg lors de sa récente visite en Chine.

Les Etats-Unis souhaitent révéler au monde à travers la visite du président Obama en Chine que les deux pays sont prêts à répondre conjointement aux défis mondiaux, dont la crise financière mondiale, le terrorisme et la non-prolifération, a-t-il précisé.

Selon une étude du Centre pour une nouvelle sécurité américaine, l'influence mondiale de la Chine est de plus en plus forte. Le groupe de réflexion stratégique a été établi il y a deux ans par deux membres importants de l'administration américaine : le secrétaire adjoint pour l'Asie de l'Est et le Pacifique Kurt Campbell et la sous-secrétaire à la Défense Michele Flournoy.

Par conséquent, les Etats-Unis "doivent mener un effort concerté pour considérer la Chine comme un partenaire de premier plan dans la résolution des problèmes mondiaux", relève l'étude.

Par ailleurs, les experts souhaitent qu'ait lieu un "dialogue stratégique" entre les présidents des deux pays lors de la tournée de M. Obama en Chine.

Un tel dialogue serait plus important que leur coordination et coopération sur beaucoup de problèmes concrets, a estimé vendredi dans un discours J. Stapleton Roy, ambassadeur des Etats-Unis en Chine de 1991 à 1995.

L'une des priorités de leurs entretiens est la coopération économique, a prédit M. Jin. "Les Etats-Unis pourraient demander à la Chine de faire des efforts en matière de proprité intellectuelle, de taux de change du RMB et d'ouverture du marché, alors que la Chine pourrait présenter des revendications en ce qui concerne le statut de l'économie de marché et un contrôle plus flexible des investissements chinois aux Etats-Unis".

La visite donnera sans aucun doute une impulsion à la coopération sino-américaine dans les domaines de l'énergie, du changement climatique et de la lutte contre le terrorisme, a-t-il ajouté.

L'ALLIANCE AVEC LE JAPON ET LA COREE DU SUD

La visite de M. Obama au Japon intervient sur fond de relations épineuses avec son principal allié, alors que le nouveau gouvernement de ce pays insulaire tente de créer un "partenariat d'égal à égal", contre la domination de leurs relations par les Etats-Unis depuis la fin de la deuxième Guerre mondiale.

La nouvelle fermeté du Japon a donné lieu à un litige à propos de la base aérienne de la marine américaine à Futenma (Okinawa). Le Premier ministre japonais Yukio Hatoyama avait déclaré que la base pouvait être transférée en dehors de l'île, malgré le refus catégorique de l'administration Obama.

Néanmoins, le Japon souhaite maintenir de bonnes relations avec les Etats-Unis, selon des analystes.

M. Gibbs a annoncé que M. Obama rencontrera M. Hatoyama à deux reprises, ajoutant que les entretiens avec l'"allié clé" porteront notamment sur la sécurité et l'économie.

Certains analystes doutent que le dossier Futenma soit évoqué lors des entretiens.

"Je ne pense pas que le président l'évoquera", a déclaré Sheila A. Smith, chercheuse en études japonaises au Conseil des relations étrangères. "Les deux gouvernements savent bien que cette réunion n'est pas la meilleure occasion pour cette conversation".

Lors de son passage en Corée du Sud, dernière escale de M. Obama en Asie, le président américain s'entretiendra avec son homologue sud-coréen Lee Myung-bak. Les deux hommes discuteront de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), se coordonneront sur une série de questions régionales et mondiales et renforceront l'alliance américano-sud-corénne, a précisé M. Gibbs.

Des analystes ont prédit que le dossier nucléaire de la RPDC dominera les entretiens de M. Obama avec M. Lee.

La RPDC a envoyé un représentant aux Etats-Unis pour les pourparlers à six qui ont été suspendus à la fin du mois dernier. Ri Gun, négociateur adjoint de la RPDC aux pourparlers à six, a rencontré l'émissaire américain pour la dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Séoul, qui a exprimé un accueil prudent à l'annonce de cette rencontre, souhaite connaître davantage la politique américaine à l'égard de la RPDC et obtenir le soutien de M. Obama sur le plan qu'il a présenté pour que la RPDC renonce à poursuivre ses acticités nucléaires en échange d'une garantie de sécurité et d'une aide économique de la communauté internationale.

Source: xinhua

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