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Français>>InternationalMise à jour 09.12.2009 08h45
Protocole de Kyoto : les pays en développement unis, l'UE et les Etats-Unis séparent sur le document final (SYNTHESE)

Les pays en développement ont parlé lundi d'une même voix tout en appelant au maintien du protocole de Kyoto, tandis que l'Union européenne (UE) et les Etats-Unis sont en désaccord sur ce qui sortira de la Conférence de l'ONU sur le changement climatique.

Au nom du Groupe des 77 (G-77) et de la Chine, à l'inauguration de la Conférence de l'ONU sur le changement climatique à Copenhague, l'ambassadeur Ibrahim Mirghani Ibrahim, le responsable en chef de la délégation soudanaise, a déclaré que les pays en développement rejettent l'objectif des pays développés de "conclure un autre instrument juridiquement contraignant qui rassemblera les obligations des pays développés sous le protocole de Kyoto et les actions similaires des pays en développement".

"Cela révoquera le principe de responsabilités communes mais différenciées et de responsabilité historique sous la convention en imposant ces obligations également aux pays en développement sous le couvert d'une 'vision partagée' ", a expliqué M. Ibrahim, en référence à la Convention-cadre des Nations Unies sur le changement climatique (CCNUCC).

En vertu du protocole de Kyoto, adopté en 1997, les pays développés se sont engagés à réduire leurs émissions de 5% en moyenne par rapport à leurs niveaux de 1990 entre 2008 et 2012. Les pays développés ont subi des pressions pour s'engager à atteindre des objectifs ambitieux afin de réduire les émissions et d'augmenter les financements destinés aux pays en développement dans ce domaine après 2012.

Le G-77 et la Chine ont également critiqué les pays développés pour leur tentative de "décliner leur responsabilité" en se déchargeant du changement climatique sur les pays en développement.

Il y a "un immense fossé dans la direction des pays développés en ce qui concerne la modification de leurs tendances dans les émissions anthropiques (dû à la présence de l'homme, NDLR)" comme le demande la CCNUCC, a-t-il affirmé.

"Au contraire, les pays en développement sont aujourd'hui appelés à prendre la tête dans la réduction des émissions alors que les pays développés augmentent sans interruption leurs émissions et donc occupent sans discontinu l'espace climatique mondial", a-t-il souligné.

Le groupe africain a insisté sur la mise en oeuvre complète du protocole de Kyoto comme le seul traité contraignant de la CCNUCC.

"La Convention ne devra jamais être ébranlée. Le protocole de Kyoto doit se poursuivre et continuer à servir comme instrument principal et le plus important pour la Convention", a affirmé le groupe africain lors de l'ouverture de la conférence de Copenhague.

LES PAYS EN DEVELOPPEMENT LOUES

Le principal responsable de l'ONU chargé du changement climatique a fait l'éloge des pays en développement pour leurs contributions aux efforts internationaux visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, estimant que les engagements des nations en développement pourraient encourager de façon considérable celles développées à faire des promesses plus ambitieuses.

"Ce qui se passe sous nos yeux c'est que toutes ces principales nations en développement se présentent avec exactement ces promesses", a estimé lundi Yvo de Boer, le secrétaire exécutif de la CCNUCC au cours d'une conférence de presse après l'ouverture de la Conférence de l'ONU sur le changement climatique à Copenhague.

M. De Boer a salué les efforts déployé par la Chine, qui a annoncé le mois dernier qu'elle allait réduire l'intensité de ses émissions de dioxyde carbonique de 40 à 50% en 2020 par unité de PIB par rapport au niveau de 2005.

"Si vous regardez l'annonce faite par la Chine seule, elle représente environ 25% des réductions des émissions que nous voulons obtenir pour éviter une hausse de température de plus de deux degrés," a-t-il déclaré.

Les engagements des nations en développement "encouragent énormément les nations industrialisées à accroître le niveau de leur ambition", a-t-il déclaré.

UN ACCORD CONTRAIGNANT OU UN ACCORD POLITIQUE ?

Avant la conférence de Copenhague, les dirigeants de l'Union européenne (UE) ont convenu que le processus de Copenhague devrait conduire à "un accord contraignant" pour la période qui débute le 1er janvier 2013.

Le ministre suédois de l'Environnement, Andreas Carlgren, dont le pays assume la présidence tournante de l'UE, a affirmé que les objectifs de l'UE ne sont pas changés : conclure un accord ambitieux et complet à Copenhague est essentiel.

L'UE s'est engagée à réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport au niveau de 1990.

Toutefois, les Etats-Unis ont regimbé contre un accord contraignant à Copenhague. Un important négociateur américain a confié lundi à la presse que la conférence de Copenhague devrait produire "un accord politique" au lieu d'"un traité légal".

Le président américain, Barack Obama, qui avait prévu de participer à la première étape de la conférence de Copenhague, rejoindra en fait la semaine prochaine plus de 100 autres dirigeants internationaux pour la dernière étape, plus décisive de cette réunion.

Les Etats-Unis ont proposé de réduire de 17% leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020 par rapport au niveau de 2005.

Source: xinhua

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