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Français>>InternationalMise à jour 01.02.2010 11h44
France : nouveau rebondissement dans le procès de l'affaire Clearstream (PAPIER D'ANGLE)
L'ancien Premier ministre français (2005-2007) Dominique de Villepin

Jugée jeudi, l'affaire Clearstream a fait l'objet vendredi d'un appel de la part du parquet de Paris, un nouveau rebondissement de ce procès qui engage notamment l'ancien Premier ministre français (2005-2007) Dominique de Villepin.

Sur Europe 1, le procureur Jean-Claude Marin a annoncé qu'il ferait appel de la relaxe prononcée jeudi par le Tribunal correctionnel de Paris pour Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream.

M. de Villepin sera à nouveau jugé fin 2010 ou début 2011.

"Le tribunal n'a pas tiré toutes les conclusions de ce qu'il a entendu. Tout n'a pas été dit dans cette affaire. Il y a place encore pour faire émerger une part de vérité", a indiqué M. Marin.

"Sur de nombreux points, ce jugement (me) donne raison", a expliqué le procureur de Paris. "Il ne condamne pas Dominique de Villepin, estimant que celui-ci n'a été au courant de la falsification que le 15 octobre doit après la dernière dénonciation calomnieuse, ce qui peut paraître contraire à ce qu'il y a dans la procédure."

La justice française avait reçu en 2004 par courriers anonymes des listings de personnalités françaises ayant touché des rétrocommissions dans l'affaire de vente de frégates françaises à Taiwan dans les années 1990.

Les enquêtes de la justice ont conclu qu'il s'agissait de documents falsifiés, et que les courriers étaient envoyés par Jean-Louis Gergorin, ancien vice- président du groupe EADS, un proche de Dominique de Villepin.

Le nom de Nicolas Sarkozy, élu à la présidence française en 2007, a figuré dans les listings. Il a porté plainte contre les auteurs de ces courriers anonymes pour dénonciation calomnieuse.

Le procès de l'affaire Clearstream s'est ouvert en septembre dernier au tribunal correctionnel de Paris, avec notamment sur le banc des accusés M. de Villepin.

Le parquet avait requis à l'audience une peine de 18 mois de prison avec sursis et 45.000 euros d'amende à l'encontre de l'ancien chef de la diplomatie à l'époque de Jacques Chirac.

Cependant, le tribunal n'est pas parvenu à démontrer que Dominique de Villepin savait que les listings Clearstream étaient des faux. Les juges ont finalement estimé qu'il n'existait pas de preuve qu'il ait donné une instruction frauduleuse, et qu'il n'est pas davantage complice du délit par son abstention.

Une décision de Sarkozy ?

Réagissant dans l'immédiat, Dominique de Villepin a relevé que la décision de faire appel n'était pas celle du procureur, mais du chef de l'Etat français.

"Nicolas Sarkozy préfère persévérer dans son acharnement, dans sa haine", a déclaré M. de Villepin, sur les ondes des radios RMC et BFM.

Dominique de Villepin voit dans cet appel "un détournement de la fonction présidentielle, un détournement du pouvoir".

"C'est un triste spectacle, ce n'est pas un grand jour pour la politique", a-t-il dit. "Je regrette que ce spectacle pitoyable soit donné aux Français, je regrette que la justice soit instrumentalisée."

Selon des observateurs, la décision du parquet est forcément empreinte "d'arrière d'arrière-pensée politique". Dans tous les cas, la rivalité entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, déjà rude, est désormais relancée de plus belle, ont-ils estimé.

Aux yeux de Stéphane Rozès, directeur du cabinet Conseil analyses et perspectives (Cap), le risque politique est partagé. "Oui, la guerre est relancée par affaire judiciaire interposée, mais l'un et l'autre vont peut-être en pâtir", a-t-il commenté.

Source: xinhua

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