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Français>>InternationalMise à jour 25.02.2010 09h45
Ban Ki-moon : lutter ensemble contre le crime organisé permet de prévenir les conflits

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a insisté mercredi sur les liens entre les crimes organisés et les conflits dans le monde, à l'occasion d'un débat du Conseil de sécurité sur « le crime organisé, menace sur la paix et la sécurité internationales », convoqué par la présidence française du Conseil pour le mois de février.

« Contre des menaces transnationales, les Etats n'ont d'autre choix que de travailler ensemble », a-t-il dit. Dans le combat contre la drogue notamment, « nous sommes tous touchés, que ce soit en tant que pays d'approvisionnement, de transit ou de demande » et « nous avons donc une responsabilité partagée d'agir », d'autant que « la prévention du crime, c'est la prévention du conflit ».

« Les Etats membres se sont unis contre les pandémies, la pauvreté, les changements climatiques et le terrorisme », a assuré Ban Ki-moon. « Nous pouvons et nous devons faire de même pour combattre le crime organisé », a-t-il dit, « sans perdre de vue ce pour quoi nous nous battons : la justice et l'état de droit ».« Nous ne pouvons pas combattre le feu par le feu », a-t-il ajouté, estimant que « les droits de l'homme doivent toujours être au premier plan des efforts contre le crime ».

Il a également insisté sur la nécessité d'une approche intégrée dans la lutte contre le crime organisé, à tous les niveaux, national, régional et international, comme cela a notamment été mis en place en Afrique de l'Ouest.

Le directeur exécutif de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Antonio Maria Costa, a lui aussi rappelé que « l'instabilité appelle le crime, et le crime aggrave l'instabilité ».

Il a appelé à « casser le cercle vicieux entre l'insécurité et le sous-développement », enjoignant les Etats à faire un usage plus efficace de la Convention des Nations Unies sur la criminalité transnationale organisée, adoptée il y a dix ans.

« Nous ne pouvons pas juste débloquer de l'argent et des troupes sur ce problème, nous avons aussi besoin d'une application de la loi », a-t-il souligné, regrettant que la plupart des découvertes d'activités illégales dans les pays interviennent par accident.

« Il est temps de voir le partage de renseignements comme une manière de renforcer sa souveraineté, pas comme une renonciation à sa souveraineté », a estimé M. Costa qui a plaidé pour une coopération régionale renforcée.

Il a affirmé que puisque les criminels sont motivés par l'argent, il fallait s'attaquer à leurs biens, notamment en renforçant les mesures contre la corruption et le blanchiment d'argent. « Une ligne de cocaïne sniffée en Europe tue un mettre carré de forêt tropicale dans les Andes et finance l'achat de 100 munitions pour un AK-47 en Afrique de l'Ouest », a-t-il souligné.

Source: xinhua

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