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Français>>InternationalMise à jour 03.03.2010 13h05
France : vingt quatre heures sans immigrés

Le 1er mars, plus d'un millier de personnes sont allées dans la rue à Paris à l'appel du collectif "24 heures sans nous" pour observer une "journée sans immigrés". Toute la journée, elles n'ont ni acheté du pain dans une boulangerie, ni vu un film dans un cinéma, ni mangé dans un restaurant. L'objectif : démontrer la place de l'immigration dans l'économie et dans la société françaises et surtout pour que les Français n'oublient pas que les immigrés occupent également une position importante dans la vie politique, sociale et culturelle du pays.

Voix de soutien : « l'immigration est avant tout un merveilleux patrimoine de notre nation ».

Le même jour à Paris, des centaines de personnes se sont rassemblées devant l'Hôtel de Ville entre midi et 14 heures. Parmi elles, on remarque entre autres des chefs d'entreprises immigrés en France, des étudiants venus de pays de l'Europe orientale, des membres du collectif "24 heures sans nous", ainsi que des travailleurs sans-papiers.

Un styliste originaire du Maroc s'est plaint de sa situation actuelle en maugréant : « Nous avons assez qu'on dise que les immigrés constituent pour la France une menace et non pas de la richesse. », « La France ne sera rien, sans nous, les immigrés ! ».

Le collectif "24 heures sans nous" a été fondé en juin dernier et s'est inspiré du mouvement de protestation mené par les Latino-Américains aux Etats-Unis en 2006 contre la politique d'immigration qui ont appelé à «cesser de consommer et/ou travailler durant vingt quatre heures». Son but est d'unir et de rassembler tous les immigrés en France pour protester contre leur marginalisation par la société française. Un jeune militaire originaire du Maghreb, qui a été victime d'injustice et de discrimination, a porté plainte devant le tribunal, lui demandant de prononcer un verdict juste en affirmant qu'il « possède les mêmes droits que tous les citoyens français ». D'autre part, le collectif a pour vocation de faire abolir le sens péjoratif du mot français « immigré ». Nadir, un des responsables du collectif, a dit : « L'utilisation de ce mot divise la population française, alors que celui-ci constitue une sérieuse menace pour l'unité encore fragile de la nation française. »

Protestation : Ne pas travailler ni consommer durant la journée du 1er mars.

La date du 1er mars a été choisie parce qu'elle marque le cinquième anniversaire de l'entrée en vigueur du Code de l'Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d'Asile (CESEDA), qui instaurait une immigration «choisie» sur des critères économiques. Pour Peggy Derder, vice-présidente du collectif, "il est nécessairement difficile de mesurer l'impact de notre appel à cesser de travailler ou de consommer pendant 24 heures". Elle a ajouté que ce qui "est certain, c'est que ce mouvement a eu un impact qualitatif sur la société française et a notamment contribué à changer le regard sur l'immigration". "L'aventure ne fait que commencer. Nous espérons maintenant faire de cette journée un évènement annuel et européen", a expliqué Nadia Lamarkbi, présidente du collectif, qui est une journaliste de nationalité française originaire du Maroc. Elle a ajouté : "Notre collectif prête une vive attention à un problème que le monde entier s'en soucie peu et qui le néglige. "

La presse française rapporte que ce jour-là, en dehors des manifestations de protestation qui ont eu lieu dans la rue, un plus grand nombre d'immigrés ont protesté indirectement en restant chez eux pour "ne pas travailler ni consommer". Ce geste-là a créé, à un certain degré, une situation anormale dans des quartiers. Quant au collectif "24 heures sans nous", il a envoyé un message au Président Nicolas Sarkozy lui demandant de s'exprimer sur cette affaire et il s'est déclaré persuadé que celui-ci lui accordera son soutien, car il est lui-même fils d'un immigré hongrois.

Analyse du contexte social.

Depuis les années 70 du siècle dernier, il s'est produit en France de graves et sérieux problèmes sociaux dus au fait de l'afflux en grand nombre d'immigrés dans le pays, problèmes qui se sont principalement traduits ainsi : sur le plan social, intensification des inégalités et des disparités entre couches sociales, ce qui porte un coup dur au système et à la politique du bien-être social en France et menace la sécurité d'Etat non conventionnelle de celle-ci ; sur le plan économique, la grande quantité d'immigration a ralenti le développement économique du pays, a aggravé le problème de chômage en France et a beaucoup grossi le nombre des sans-emplois ; sur le plan de la conception de la valeur culturelle, l'immigration a provoqué une coupure sociale et culturelle de la nation française ; sur le plan politique, elle a contribué au renforcement de la position des partis politiques d'extrême-droite sur la scène politique française, lesquels constituent une nouvelle force qui se développe rapidement.

Ces dernières années, les contradictions entre la société française et l'immigration se sont approfondies sans cesse et les immigrés, qui se sentent discriminés, organisent souvent des manifestations de protestation qui provoquent des troubles.

Tout cela apporte de grandes difficultés au développement social, économique et culturel de la France.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Vous n"avez strictement rien compris de ce qui se passe en France; ce sont les immigr...
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