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Français>>InternationalMise à jour 03.03.2010 16h23
La veuve de l'ex-Président rwandais Juvénal Habyarimana placée sous contrôle judiciaire en France

La veuve de l'ancien Président rwandais Juvénal Habyarimana, Agathe Habyarimana, a été arrêtée par la police française à son domicile dans l'Essonne, non moins de Paris, le 2 mars au matin. Bien que libérée après l'interpellation, elle est mise en résidence surveillée.

Selon des fonctionnaires du ministère français de la Justice, Mme Habyarimana est suspectée d'avoir participé en 1994 à la préparation du génocide des Tutsis par les Hutus du Rwanda.

L'avocat de Mme Habyarimana, Philippe Meihac, a laissé entendre que sa cliente âgée de 68 ans, « ne va pas consentir à être extradée ». « Si elle doit être entendue, elle souhaite s'exprimer devant une juridiction française ou internationale”, a-t-il dit.

Le 6 avril 1994, l'avion spécial de Juvénal Habyarimana, alors Président rwandais, a été abattu par un missile au-dessus de Kigali, capitale du Rwanda. Juvénal Habyarimana et tous ceux qui étaient à abord sont morts. Les Hutus, qui composent la majorité de la population rwandaise ont pensé que le meurtre avait être perpétré par la guérilla anti- gouvernementale tutsie. Les Hutus ont exercé alors des représailles contre les Tutsis. Selon les statistiques des Nations Unies, pendant les 3 mois qui ont suivi l'attentat, 800 000 à un million de personnes ont été massacrées. La plupart des victimes étaient Tutsis.

Comme des troupes françaises étaient stationnées en permanence au Rwanda, les Tutsis ont reproché la France d'avoir fourni des armes aux Hutus et d'être le complice.

En 2006, des juges d'instruction français ont exigé que le Président rwandais Paul Kagamé fasse l'objet de poursuites judiciaires, du fait de l'attentat contre l'avion de Habyarimana et lancé des mandats d'arrêt contre 9 officiels rwandais proches de Paul Kagamé, les accusant d'avoir participé au meurtre de Habyarimana.

Par la suite, le Rwanda a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la France, lesquelles n'ont été rétablies qu'en novembre 2009.

A la fin de février 2010, le président français Nicolas Sarkozy a effectué une visite au Rwanda au cours de laquelle il a reconnu que la France avait commis « une faute » dans sa prise de conscience du génocide. M. Sarkozy a promis de poursuivre en justice ceux qui étaient impliqués dans le génocide, où qu'ils se trouvent, même en France.

Le 2 février dans la soirée, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, a dit que la France n'avait pas encore reçu la demande officielle d'extradition de la part du gouvernement rwandais. C'est pourquoi il est “difficile de préciser” la prochaine mesure qui concernera Mme Habyarimana.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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