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Français>>InternationalMise à jour 07.06.2010 16h26
Les Européens réfléchissent sur le moyen de renforcer la compétitivité (PAPIER D'ANGLE)

"Intégration ou desintégration?" a lancé jeudi à la shakespearienne l'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin à la tribune d'un forum sur l'investissement à La Baule, en Bretagne (nord-ouest de la France).

"La voie est là", a répondu lui-même M. Raffarin. " L'intégration, ça veut dire très clairement une coopération en matière budgétaire, c'est-à-dire une atteinte à certaine partie de souveraineté", ce qui ne semble pas être "d'habitude actuelle de la construction européenne", a-t-il dit devant plusieurs dirigeants commerciaux.

Après l'éclatement de la crise de la dette grecque, la Commission européenne avait proposé un renforcement de la discipline budgétaire, voire un examen des budgets nationaux des membres de l'Union européenne (UE) avant l'adoption de leurs Parlements. Une proposition controversée que le président du Sénat français, Gérard Larcher, jugeait "inapplicable constitutionnellement". Le contrôle du budget appartient à "la souveraineté nationale", avait soutenu M. Larcher.

La réduction du déficit budgétaire n'est ni facile, ni populaire, a avoué M. Raffarin, citant son expérience à la tête du gouvernement français sous l'époque de Jacques Chirac.

A l'ouverture mercredi du forum sur l'investissement, qui a pour thème "Attractivité européenne dans un monde en changement", le président permanent du Conseil européen Herman Van Rompuy a mis l'accent sur la priorité de renforcer la discipline budgétaire dans la zone euro.

L'assainissement n'étouffera pas la reprise économique, a-t-il dit, qui s'est déclaré convaincu qu'un niveau bas du déficit renforcera la confiance des consommateurs et des investisseurs et stimulera la croissance économique.

Il a révélé que les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE adopteront dans deux semaines une nouvelle stratégie pour la croissance et l'emploi, et que les Européens sont attachés à cinq objectifs : recherche et innovation, éducation, emploi, climat et inclusion sociale.

Attractivité et compétitivité

A la veille de l'ouverture du forum de La Baule, le cabinet Ernest & Young a rendu publique son Enquête sur l'attractivité européenne, selon laquelle l'Europe occidentale a cédé sa place de la destination la plus attractive d'investissements directs étrangers à la Chine, et l'Europe du Centre et de l'Est est considérée plus attrative que l'Inde et l'Amérique du Nord.

"Ca, c'est le résultat de la crise financière", a analysé Marc Lhermitte, associé d'Ernest & Young et co-auteur de l'enquête, lors d'un entretien avec Xinhua. "A long terme, l'Europe reste une destination attractive des investissements directs étrangers."

"L'Europe est plutôt une dame charmante avec une longue histoire", a dit Haifeng Ling, vice-président du groupe chinois Huawei Technologies pour l'Europe. Selon lui, son groupe est attiré par le potentiel des marchés, le haut niveau de l'éducation et les infrastructures de qualité sur le "Vieux continent".

Des économies émergentes ont investi plus en Europe en 2009 qu'en 2008. Ernst & Young a cité la Chine qui augmente de 30 % le nombre de ses projets. Et les projets chinois ont été la troisième source de création d'emplois en Europe en 2009.

"Les hommes d'affaires venus de ces nouveaux pays, de ces économies émergentes, arrivesnt en Europe pour la technologie, pour ajouter une sophistication à leurs produits, peut-être pour acquérir des marques, et une expertise nouvelle qu'ils n'ont pas traditionnement eue", a dit M. Lhermitte, cité par Euronews.

De plus, un euro faible, résultat de la crise de la dette grecque, plait aux exportateurs européens et attire les investisseurs. "Il est bien pour Airbus", a indiqué le PDG d'Airbus Thomas Enders. Pour Airbus, qui paie en dollars au moins 65 % des pièces d'un de ses avions, l'euro est correctement valorisé à 1,20 dollar.

"L'Europe est une région attractive pour faires des affaires", a indiqué le commissaire européen en charge du Marché intérieur et des services, Michel Barnier. "Ma conviction est que le marché unique est un atout pour la croissance, mais il nécessite un nouvel élan.

Pour renforcer l'attractivité européenne, Ernest & Young propose de conférer plus de pouvoirs aux entrepreneurs et innovateurs, de promouvoir l'économie verte et de lancer le secteur des services comme le pilier de l'industrie européenne.

Pour M. Barnier, la mise en oeuvre de la stratégie des services européennes permettra d'ouvrir le marché unique à une compétition effective au niveau de l'Europe et de contribuer à une croissance économique.

Source: xinhua

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