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Français>>InternationalMise à jour 29.06.2010 15h19
Trafic de main-d'œuvre jeune et dans la force de l'âge vers l'Afrique du Sud

Le Zimbabwe, Etat de l'Afrique australe, a été il y a quelques années auparavant le point de mire des médias internationaux en raison de son effroyable et scandaleux problème d'inflation pernicieuse. Puis, la situation s'est améliorée dans ce pays dont l'économie a pris un essor grâce à l'établissement en février 2009 d'un gouvernement de coalition. Cependant, comparaison faite avec ses pays voisins, il existe toujours un certain écart entre le Zimbabwe et ces derniers. Mais, contre toute attente et ce que personne n'a pu prévoir, c'est que maintenant, un nombre croissant d'habitants d'autres pays africains entrent furtivement et clandestinement au Zimbabwe en usant de moyens détournés et illégaux. Le quotidien officiel du Zimbabwe « The Herald » vient de publier le 21 juin un article dans lequel il est dit que le pays est devenu, pour toute la région de l'Afrique australe, un important centre de transit des entreprises de trafic humain.

On gagne mille dollars en trafiquant un être humain.

On apprend qu'à l'heure actuelle, les entreprises de trafic humain, en grand nombre au Zimbabwe, se livrent très activement à leurs affaires et employant toutes sortes de moyens, tels que la publication sur des journaux d' « annonces de recrutement » avec des propositions et des conditions fort alléchantes pour tenter de séduire, de tromper, de leurrer et d'attirer les jeunes hommes et les jeunes filles pleins d'illusions mais qui ont des difficultés pour trouver du travail. Les jeunes gens qui font ainsi l'objet de trafic à l'étranger voient par la suite leur rêve brisé : les filles sont obligées de devenir des prostituées, tandis que les garçons deviennent quant à eux de la main-d'œuvre bon marché ayant perdu toute liberté individuelle.

L'une des raisons pour lesquelles les groupes de trafic humain sont devenus tellement déchaînés, effrénés et arrogants c'est que la plupart des victimes n'osent pas alerter la police et porter plainte. Car, d'un côté, introduits clandestinement dans le pays, ils ne disposent pas de visa d'entrée légal, alors que dans la plupart des cas, les trafiquants de main-d'œuvre les obligent à leur remettre tous les papiers qu'ils portent sur eux, et éloignés de leur pays natal et seul dans un pays inconnu, ils sont complètement désorientés et désemparés, leur plus grand souci est de ne pas être pris et capturé par la police à qui ils ne savent pas quoi dire et qui de toute façon ne croira pas ce qu'ils disent. De l'autre côté, les groupes de trafic humain sont en général bien organisés et disposant de nombreux éléments qui travaillent pour eux, c'est pourquoi sachant tout cela, les victimes craignent surtout de faire l'objet de représailles et de violence en cas où ils portent plainte auprès de la justice qui ne peut pas les protéger. On apprend auprès de la police que le trafiquant d'être humain peut gagner au moins mille dollars pour chaque personne vendue.

Le Zimbabwe est devenu le centre de transit du trafic humain.

Ce qui surprend tout le monde c'est que les activités de trafic humain, qui deviennent de plus en plus déchaînées et plus effrénées au Zimbabwe, ont un certain lien avec la Coupe du Monde de Football qui se déroule actuellement de façon ardente et impétueuse en Afrique du Sud.

Selon la police locale, ces derniers mois, nombreux sont les gens qui sont entrés au Zimbabwe en tant que réfugiés. Mais, ce qui est incroyable c'est que vingt quatre après ils s'« éclipsent » et se « volatilisent »et on ne sait plus où ils sont. D'après la rumeur publique, la plupart d'entre eux ont franchi furtivement et clandestinement la frontière pour s'introduire en cachette en Afrique du Sud.

Etant donné que tout au long de l'organisation et du déroulement de la Coupe Mondiale, le pays organisateur a besoin d'une grande quantité de main-d'œuvre pour réaliser les nombreux projets de constructions nécessaires, c'est pourquoi les entreprises de trafic humain considèrent que cela constitue pour elles une « grande opportunité commerciale » magnifique et exceptionnelle extrêmement rare qu'elles ne doivent absolument pas laisser échapper et qu'il leur faut déployer tous leurs efforts pour procéder au trafic vers l'Afrique du Sud de la main-d'œuvre jeune et dans la force de l'âge des pays pauvres africains. Le Zimbabwe et l'Afrique du Sud sont des pays voisins ayant des montagnes et des rivières communes, ce qui facilite beaucoup leur travail du fait que les formalités d'entrée frontalière dans celle-ci sont plutôt simplifiées. Dans la plupart des zones frontalières, le contrôle douanier n'est pas tellement sévère et rigoureux, ce qui procure des facilités aux trafiquants humains qui peuvent accomplir plus facilement leur tâche.

Fin mai dernier, douze Somaliens qui pensent s'introduire illégalement au Zimbabwe ont été arrêtés et capturés par la police locale aux environs du lac Kariba, à la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe. Peu de temps après, un Nigérian qui s'appelle Moussa s'est présenté au Bureau d'immigration du Zimbabwe pour tenter de faire mettre en liberté sous caution les douze Somaliens arrêtés. Mais, il n'a pas pu réussir, car lui-même a été arrêté sur place. La police qui a procédé à la fouille corporelle a découvert sur lui mille cinq cent dollars américains et il a tout de suite avoué qu'il pensait utiliser cet argent pour soudoyer des policiers. Une enquête plus approfondie a appris à la police que presque à chaque passage de la frontière, Moussa se livrait à une activité de trafic humain. D'après les données détenues par la police, au cours de ces dernières années, il y a eu au moins cinq mille personnes qui ont passé par le Zimbabwe pour être par la suite vendues en Afrique du Sud.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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