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Français>>InternationalMise à jour 04.07.2010 10h39
France : l'affaire Woerth/Bettencourt agite la classe politique française

Les liens présumés entre Eric Woerth, actuel ministre du Travail et ex-ministre du Budget, et Lillianne Bettencourt, héritière du groupe français l'Oréal, suscitent une vive polémique au fil des informations diffusées par la presse depuis une quinzaine de jours.

Eric Woerth est soupçonné par les médias de « conflits d' intérêts » en raison de ses liens présumés avec la milliardaire âgée de 87 ans, qui a reconnu détenir des comptes en Suisse, donc échappant aux autorités fiscales françaises.

Le site Mediapart et le magazine le Point ont publié mercredi 16 juin des extraits d'enregistrements pirates de conversations entre Liliane Bettencourt et le gestionnaire de sa fortune, Patrice de Maistre.

Ces conversations recueillies clandestinement par le maître d' hôtel de la milliardaire révèlent, entre autre, des « opérations financières destinées à échapper au fisc » et des « relations avec le ministre Woerth et son épouse », alors chargée de la gestion de la fortune de Liliane Bettencourt entre 2007 et début 2010 au sein de la société Clymène, dirigée par Patrice de Maistre.

Lundi 21 juin, Liliane Bettencourt a annoncé la régularisation fiscale de l'ensemble de ses avoirs détenus à l'étranger. Et le ministre du Travail a rendu publique la démission prochaine de son épouse de la société Clymène qui gère la fortune de la propriétaire de l'Oréal. Le procureur de la République, Philippe Courroye, assure pour sa part que le parquet de Nanterre avait bien alerté le fisc en janvier 2009 sur ces possibles fraudes fiscales de Lilliane Benttencourt en réponse à un article de l'hebdomadaire Marianne, daté du 26 juin, qui lui reprochait l' absence d'une telle procédure.

De son côté, le magazine Le Nouvel Observateur a révélé mercredi 23 juin qu'Eric Woerth a remis, en 2008, la Légion d'honneur à Patrice de Maistre (gestionnaire de la fortune de Bettencourt) alors qu'il était encore ministre du Budget.

Toujours selon le site Mediapart dans son édition du mardi 29, Liliane Bettencourt a signé le 4 mars 2010 un chèque à l'attention d'Eric Woerth. Le site a par ailleurs découvert l'existence d'une « Association de soutien à l'action d'Eric Woerth » agréé dans la région Picardie et qui aurait été destinatrice du chèque. Le site Mediapart vient enfin de révéler, ce vendredi 2 juillet, que le fisc a versé 30 millions d'euros à Liliane Bettencourt au titre du bouclier fiscal (plafonnement à 50% du taux d'imposition) pendant qu'Eric Woerth était à la tête du ministère du Budget.

On apprend également que la fortune de l'héritière de l'Oréal n'aurait pas fait l'objet d'un contrôle fiscal depuis plus de 15 ans. Mis ainsi sous pression des médias, le ministre du Budget, François Baroin, a annoncé mercredi 3 juin au journal de 20h00 de France 2 sa décision de saisir l'Inspection générale des finances afin de « tout mettre sur la place publique ».

Le président du groupe du parti socialiste (PS) à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a présenté mercredi une proposition de résolution visant à créer une commission d'enquête sur l'affaire Bettencourt. Il s'agit de « faire la lumière sur la gestion du dossier Bettencourt par les services du ministère du Budget et de la Justice sous l'autorité de MM. Woerth (mai 2007- mars 2010) et Baroin et de Mme Alliot-Marie », a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

Olivier Besancenot (Nouveau Parti Anticapitaliste, NPA) exige quant à lui la démission d'Eric Woerth. « En ayant osé rembourser Liliane Bettencourt de 30 millions d'euros grâce au bouclier fiscal, l'administration fiscale dirigée à l'époque par Eric Woerth nous donne 30 millions de raisons d'exiger aujourd'hui sa démission », a-t-il martelé.

La famille politique du ministre du Travail serre les coudes et continue à le défendre. Nicolas Sarkozy, président de la République lui a apporté son soutien mercredi lors d'une rencontre avec les députés UMP (Union pour un Mouvement Populaire).

Dans une interview au Figaro Magazine à paraître samedi 3 juillet, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, prend également la défense d'Eric Woerth, excluant sa démission.

« Un honnête homme comme Eric Woerth ne songe pas à prendre des précautions parce que la tentation du conflit d'intérêt ne traverse même pas son esprit », estime le haut fonctionnaire au sujet de ce que les médias reprochent à l'ex-ministre du budget.

Source: xinhua

Commentaire
Au premier jour de son mandat présidentiel, Nicolas Sarkozy a étalé ouvertement ses liens ...
les syndicats devraient refuserde discuter avec ce type qui est pourri jusqu'a la moéle
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