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Français>>InternationalMise à jour 05.07.2010 08h44
France : appel à une "vraie stratégie de rupture" pour une vraie croissance en Europe

Des économistes, ainsi que des dirigeants commerciaux et politiques, réunis depuis trois jours à Aix-en-Provence, dans le sud de la France, ont lancé dimanche un appel à pour une "vraie stratégie de rupture" par une innovation et une politique industrielle repensées, afin d'assurer une vraie croissance en Europe.

"L'Europe n'a pas une vision objective ni de sa puissance ni de sa réalité", a indiqué le Cercle des économistes, un groupe de réflexion fondé en 1992 et organisateur de la "Rencontre économique d'Aix-en-Provence", dans la déclaration finale du rendez-vous.

Un marché unique de 500 millions de consommateurs, une source d'innovation exceptionnelle et des structures sociales exemplaires, "ces atouts doivent être mis au service d'une croissance dont le contenu se distingue significativement de ce qui existe ailleurs, notamment du modèle 'technologie-services' américain", a relevé ce groupe de réflexion.

Le Cercle des économistes ont tiré les conclusions des intervenants du forum d'Aix-en-Provence, et formulé 10 mesures pour promouvoir "une nouvelle croissance en Europe".

Il a proposé notamment "une vraie stratégie de rupture par une innovation et une politique industrielle repensées, l'éducation et la qualification revalorisées, le financement de la croissance et la régulation financière ré-imaginés, une croissance verte, une politique macroéconomique réactive, un Pacte social renouvelé, un multilatéralisme renforcé".

Pour une politique industrielle ciblée, il a recommandé d'" orienter l'épargne privée vers les investissements productifs de long terme par un partage des risques public-privé avec l'Etat comme réassureur" et de "créer une agence de la dette européenne pour financer ces investissements".

Le Cercle des économistes qui, veut "conserver une base productive extrêmement solide", a avancé l'instauration d'une taxe carbone, et des subventions à la recherche et au développement du secteur dit "vert" afin de réaliser une écologisation de la politique industrielle.

S'agissant de la formation et de la recherche, il a proposé d'allouer 2% du PIB à l'enseignement supérieur et de créer un réseau européen de pôles de compétitivité.

Pour la régulation des marchés financiers, il a souhaité "faire converger normes comptables et prudentielles entre les Etats-Unis et l'Europe", "instaurer des chambres de compensation des produits dérivés" et "pénaliser le trading pour compte propre des banques de dépôts".

Il a aussi suggéré de "protéger les investissements productifs" et de "proscrire tout impôt pénalisant le travail et l'innovation" dans le contexte que la majorité des pays européens adoptent la politique de rigueur à la suite de la crise de la dette souveraine grecque.

"L'enjeu est de rester en course vis-à-vis des Etats-Unis et des grands pays émergents. A défaut de coopération, il faut apprendre à faire cohabiter une croissance équilibrée, décentralisée des pays européens avec la croissance de rattrapage des pays émergents", a indiqué le Cercle des économistes dans sa conclusion.

Source: xinhua

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