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Français>>InternationalMise à jour 31.12.2010 11h50
Bilan 2010 - La réforme des retraites, mot clé pour la France en 2010

2010 a été une année mouvementée pour la société française marquée, entre autres, par la réforme des retraites menée par le gouvernement.

Cette réforme, qui prévoit un relèvement de l'âge de départ à la retraite de deux ans, a suscité d'autant plus de polémiques qu'elle a remis en question le principe de la retraite à 60 ans, qui, instauré par François Mitterrand à partir du 1er avril 1983 comme l'un des fondamentaux du système social français, était resté intouchable lors des différentes réformes réalisées pendant les années 1990.

LA REFORME AU COEUR DES PRIORITES DE L'UMP

Pendant la campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy parlait déjà des retraites dans son programme, en visant notamment les régimes spéciaux. Un an après son élection, la réforme des régimes spéciaux est entrée en vigueur le 1er juillet 2008.

Sur le système global, notamment son élément clé, l'âge de retraite à 60 ans, le candidat de l'UMP était plutôt flou à l'époque. Dans un entretien accordé au Monde, il assure même à l'époque que ce droit "doit demeurer".

Le 22 juin 2009, le président Sarkozy fit la première annonce sur une "grande réforme des retraites" en vue pour "la mi-2010", promettant que toutes les options seraient "sur la table", y compris la plus sensible, celle d'un relèvement de l'âge de départ : les fameux 60 ans.

Avant l'annonce officielle du président, plusieurs ministres avaient essayé de préparer le terrain en "dédramatisant" le sujet. Pour le Premier ministre François Fillon, ce n'était pas "une question taboue" ; pour Brice Hortefeux, alors ministre du Travail, il s'agissait d'une des "pistes généralement présentées" ; Eric Woerth, ministre du Budget à cette époque, s'était même déclaré "à titre personnel" favorable à un report de l'âge légal.

Pendant cette longue période de préparation, le gouvernement avançait plusieurs arguments : le vieillissement de la société avec notamment l'arrivée à la retraite des baby-boomers ; l'espérance de vie de plus en plus longue ; le déficit inquiétant de la sécurité sociale française aggravé par la crise faisant gonfler les dettes du pays ; les modèles et les réformes d'autres pays européens, notamment l'Allemagne et la Grande Bretagne qui envisagent de passer de 65 à 67 ans.

Ainsi, depuis le début de 2010, la piste consistant à repousser l'âge de départ en retraite se dessinait progressivement. Pour la droite, c'était "la seule solution" pour financer les retraites dans les années à venir.

Dans le rapport du 14 avril 2010, le COR (Conseil d'orientation des retraites) estimait que le total du déficit des régimes de retraite atteindrait 32 milliards d'euros en 2010 et prévoyait une situation de plus en plus déséquilibrée d'ici 2050 où le besoin de financement des retraites dépasserait 100 milliards contre 45 mds en 2010 et 70 mds en 2030.

Le 23 avril, l'ex-secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique Georges Tron a estimé lors d'une intervention télévisée que "le paramètre majeur" pour financer les retraites était "le paramètre de l'âge, avec la durée de cotisation et l'âge légal" de départ à la retraite. Le lendemain, Eric Woerth a renouvelé son souhait de reporter l'âge de retraite, au titre du ministre du Travail cette fois.

Le 18 juin, le texte du projet de loi sur les retraites a été finalisé. Il prévoit clairement une réforme profonde avec un relèvement de l'âge de deux ans, soit le recul de l'âge légal de départ à la retraite des Français à 62 ans contre 60 ans actuellement. A partir de 2016, il relèvera aussi progressivement l'âge légal requis pour toucher une retraite à taux plein, qui passera de 65 ans actuellement à 67 ans à l'horizon 2023.


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Source: xinhua

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