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Français>>InternationalMise à jour 14.01.2011 13h10
Espionnage industriel: EADS réfute les allégations de Financial Times (ACTUALISATION)

Le groupe aéronautique européen EADS a démenti jeudi les informations publiées par le quotidien britannique Financial Times, selon lesquelles le président exécutif d'EADS, Louis Gallois, aurait commenté que l'espionnage était une "réalité" en Chine.

"Je voudrais dire très clairement que contrairement à ce qui a été écrit dans un article de presse aujourd'hui, je n'ai cité aucun pays en particulier, lorsque j'ai abordé la question des risques d'espionnage industriel", a affirmé M. Gallois, dans une déclaration écrite transmise à Xinhua.

"J'ai souligné que l'espionnage industriel en général était un sujet de préoccupation - tant pour EADS que pour les autres sociétés de haute technologie évoluant sur les marchés internationaux", a dit M. Gallois.

Dans un reportage publié mercredi sur son site internet, Financial Times a titré "L'espionnage est une +réalité+ en Chine, dit le président d'EADS".

"Louis Gallois, président d'EADS, le groupe aéronautique et de défense européen, a fait ces commentaires alors que Renault était prêt à dévoiler les allégations spécifiques qui avaient conduit vers la mise à pied de trois cadres dirigeants du constructeur automobile français", a noté le quotidien britannique.

Dans un reportage traduit en chinois, Financial Times allait plus loin, en titrant : "Le président d'EADS : la Chine a des espions industriels."

Ce reportage a été diffusé à l'issue d'une rencontre de M. Gallois avec des journalistes à l'occasion de la conférence de presse tenue mercredi par le groupe EADS aux Mureaux (France).

"Nous démentons fermement ces allégations, c'est complètement absurde! Parce que M. Gallois n'a jamais dit ça", a déclaré à Xinhua Pierre Bayle, chef des services de la communication d'EADS.

"M. Gallois avait seulement indiqué que le fait de l'espionnage industriel est généralement une affaire de préoccupation. Et il n'implique aucun pays spécifique", a souligné M. Bayle, avant d'ajouter : "Ces reportages sont totalement faux."

Jeudi dernier, Renault avait annoncé avoir mis à pied trois cadres dirigeants qui "mettaient en risque consciemment et délibérément des actifs de l'entreprise".

"Nous sommes arrivés à la conclusion que nous étions face à un système organisé de collecte d'informations économiques, technologiques et stratégiques pour servir des intérêts situés à l'étranger", a indiqué Patrick Pélata, directeur général délégué de Renault, dans un entretien avec le Monde, publié dimanche dernier.

"Il s'agit en l'espèce d'un travail de professionnels", a souligné M. Pélata, sans évoquer la piste chinoise présumée.

Dès le 7 janvier, certains journaux français suggéraient "une piste d'une fuite vers la Chine de secrets sur les voitures électriques de Renault". Le constructeur automobile s'est refusé à tout autre commentaire.

"Jusqu'à présent, Renault n'a plus d'informations à (vous) donner", a dit Rafaële Gomez, la porte-parole du groupe français jointe mardi au téléphone par Xinhua.

"Les informations selon lesquelles il y a une piste chinoise dans l'affaire de l'espionnage de Renault sont sans fondement et irresponsables", avait souligné Hong Lei, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

"La Chine ne peut pas les accepter", avait-il affirmé.

Source: xinhua

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