Nouvelles bilingues/Edition du week-end/Notre site/Archives/

 
Français>>InternationalMise à jour 21.02.2011 08h07
G20/finances : un accord sur les indicateurs des déséquilibres (PAPIER GENERAL)

Les ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales du G20 sont parvenus samedi à un accord sur les indicateurs destinés à mesurer les déséquilibres économiques mondiaux, a déclaré la ministre française de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde.

La France, qui préside le G20, avait proposé une liste d'indicateurs (compte courant, dettes et déficits publics, réserve de devises, épargne privée et taux de change réel) pour mesurer les déséquilibres économiques mondiaux.

"Nous nous sommes entendus sur une série d'indicateurs qui nous permettront de nous concentrer (...) sur les déséquilibres majeurs et persistants qui appellent des mesures", selon le texte du communiqué final.

Selon Mme Lagarde, le compte courant n'a pas finalement inclus dans le panier des données à l'issue des longues discussions, et a été remplacé par la balance commerciale et le solde des investissements.

Ces indicateurs seront utilisés pour tester les politiques macroéconomiques, et de quelle manière la situation économique sera propice à l'ensemble des pays du G20, a indiqué M. Lagarde, lors d'une conférence de presse à Paris au sortir des discussions qui se sont poursuivies dans la nuit de vendredi à samedi.

La réserve de devises a été exclue du panier des indicateurs, mais le communiqué final mentionne la prise en compte des taux de change et des politiques fiscale et monétaire, a ajouté Mme Lagarde aux côtés de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

"Notre objectif est de nous mettre d'accord, d'ici à notre prochaine réunion en avril, sur des lignes directrices indicatives pour l'évaluation de chacun de ces indicateurs, tout en reconnaissant la nécessité de tenir compte des situations nationales ou régionales", indique le communiqué.

"Ces lignes directrices indicatives seront utilisées pour évaluer les indicateurs suivants : la dette et les déficits publics, le taux d'épargne et l'endettement privé et les déséquilibres extérieurs à partir de la balance commerciale, des flux nets de revenus d'investissement et des transferts, en tenant pleinement compte du taux de change et des politiques budgétaire, monétaire ou autre", précise le communiqué.

Les ministres et les gouverneurs ont accepté un programme de travail visant à renforcer le fonctionnement du système monétaire international (SMI).

"Cela nécessitera également des discussions sur les questions de taux de change et sur le renforcement de la surveillance du Fonds monétaire international (FMI)", selon les ministres et les gouverneurs qui ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la réforme du secteur financier.

S'agissant de la lutte contre la volatilité des prix des matières premières, les ministres et les gouverneurs ont réaffirmé "le besoin d'investissements à long terme dans le secteur agricole des pays en développement".

"Nous invitons le FMI et le FIE (Forum international de l'énergie) ainsi que l'AIE (Agence internationale de l'énergie), le FPEG (Forum des pays exportateurs de gaz) et l'OPEP à élaborer d'ici à octobre 2011 des recommandations concrètes pour élargir au gaz et au charbon les travaux du G20 sur la volatilité des prix du pétrole", ont-ils ajouté.

La réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banques centrales du G20 se sont tenues vendredi et samedi à Paris. Il s'agit de la première réunion ministérielle organisée par la présidence française.

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Chine : pas de protéine de cuir dans le lait (ministère)
Wen Jiabao : la Chine va rationaliser son industrie des terres rares
Réactions des différents pays, face à la position de la Chine, en tant que 2e économie mondiale
La responsabilité ne pèse pas sur la Chine...
Les risques qui menacent la Chine sont à prendre au sérieux
Le nouveau statut de deuxième puissance économique mondiale doit inciter la Chine à la prudence
Les microblogs sont un moyen, pas une fin en soi