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Français>>InternationalMise à jour 18.03.2011 08h56
La reprise mondiale se poursuit malgré la crise au Japon (ANALYSE)

Tandis que le Japon accuse le coup de la double catastrophe qui l'a frappé avec le tremblement de terre suivi d'un tsunami et la crise qui a touché en conséquence ses réacteurs nucléaires, il semble peu probable que cet événement donne un coup d'arrêt à la reprise économique mondiale.

En effet, le Japon, contrairement à d'autres pays asiatique, n'est pas depuis des années un moteur de la croissance mondiale, ce qui atténuera vraisemblablement l'impact de ce sinistre sur les Etats-Unis, l'Asie et le reste du monde.

"Il faudrait probablement deux séismes de plus, et il faudrait qu'ils aient lieu dans la baie de Tokyo, pour entraîner ce genre de conséquences mondiales", estime James F. Smith, économiste en chef de Parsec Financial.

Il n'y a aucun doute cependant sur le fait que cette situation ait eu un impact sur le court terme.

Les actions américaines ont plongé de près de 300 points en début de séance mardi, avant de rebondir légèrement. Dans le même temps, le Nikkei japonais a subi un courant vendeur provoquant les pertes les plus fortes qu'il ait connu en deux jours depuis une quarantaine d'années.

Le Nikkei a marqué mercredi un rebond de près de 6 points, qui ne suffit pas cependant à compenser les pertes du début de la semaine. Ce courant vendeur s'inscrit dans le contexte d'incertitudes des investisseurs sur l'issue de la crise du réacteur nucléaire au Japon.

Il est peu probable que ces revers économiques aient des conséquences majeures à l'étranger, néanmoins l'économiste monde du groupe Economic Outlook, Bernard Baumohl, fait valoir que la troisième économie mondiale pourrait pour sa part y perdre 0,2 % de croissance cette année.

L'IMPACT POUR LE JAPON

Si la reprise mondiale devrait rester inchangée, ces catastrophes devraient impacter le Japon et coûter à son économie jusqu'à 1 % de croissance, estime M. Baumohl.

Les responsables et hommes d'affaires japonais devront également faire face à des coûts de reconstruction qui pourraient dépasser les 200 milliards de dollars, soit deux fois plus que la reconstruction de Kobe après le séisme de 1995, a-t-il dit. Le pays devra également financer toutes ces réparations à un moment où la dette souveraine japonaise dépasse déjà celle des autres pays industrialisés, et celle-ci pourrait atteindre les 228 % du PIB en 2011. Cela accentuera les craintes de défaillance, en particulier si les taux d'intérêt se mettent à grimper, souligne-t-il.

"Il est vrai que les investisseurs japonais détiennent plus de 90 % de la dette souveraine du pays. Mais si les investisseurs étrangers commencent à vendre leurs parts, les créanciers institutionnels japonais tarderont-ils à leur emboîter le pas"? s'interroge-t-il.

PERTURBATIONS DE LA CHAÎNE D'APPROVISIONNEMENT

Certains experts estiment qu'il y aura des perturbations de la chaîne d'approvisionnement en Asie, puisque le Japon y tient une part.

Barry Bosworth, de la Brookings Institution, estime que ces interruptions pourraient coûter environ 0,5 % de croissance à certains pays pour quelques mois. Toutefois, ce phénomène ne devrait pas durer ni entraîner un impact important, sauf catastrophe nucléaire majeure.

La plupart des perturbations des chaînes d'approvisionnement auront lieu au Japon, ajoute-t-il.

Sur le moyen terme, en revanche, le Japon devra assumer un effort de reconstruction de plus de 200 milliards de dollars. La reconstruction des zones endommagées par le séisme et le tsunami devrait fournir au Japon une secousse bien nécessaire pour son économie atone, selon certains économistes.



Source: xinhua

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