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Français>>InternationalMise à jour 12.04.2011 13h16
Affaire d'espionnage présumé : Renault annonce une réorganisation de sa gouvernance

Le groupe automobile français Renault a annoncé lundi une large réorganisation de sa gouvernance, après qu'un audit profonde eut relevé des dysfonctionnements évidents.

Lors d'une session extraordinaire du conseil d'administration, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, a fait état des décisions en vue d'une réorganisation du groupe, décisions basées sur les conclusions du rapport d'audit, a indiqué le groupe dans un communiqué.

Conformément à ces décisions, "Rémi Pagnie, directeur de la protection et sécurité de Renault, ainsi que de ses deux collaborateurs, Dominique Gevrey et Marc Tixador, seront mises en oeuvre les procédures en vue de leur départ de l'entreprise".

Dominique Gevrey, le numéro deux de la sécurité de Renault, avait été mis en examen le mois dernier pour "escroquerie en bande organisée".

"Jean-Yves Coudriou, directeur des cadres dirigeants et Christian Husson, directeur juridique sont relevés de leurs fonctions dans l'attente des discussions quant à leur avenir. Il en est de même pour Mme Laurence Dors, secrétaire générale, en raison de l'évolution envisagée du secrétariat général", précise le communiqué.

"Patrick Pélata, directeur général délégué aux opérations de Renault, a (...) demandé à être relevé de ses fonctions. Cette demande a été acceptée", a indiqué Renault dans un communiqué à l'issue de la session qui s'est déroulée à Paris.

M. Pélata "continuera à gérer les affaires opérationnelles courantes jusqu'à son départ de Renault", a précisé Renault, ajoutant qu'il "se verra proposer d'autres fonctions au sein du groupe constitué par l'Alliance Renault-Nissan".

Renault a également promis de réformer en profondeur le dispositif d'éthique et de la gestion des risques, de mettre en place une direction de l'audit et de la maîtrise des risques et de créer une direction de la protection et de l'information exemplaire.

La ministre de l'Economie Christine Lagarde et le ministre de l'Industrie Eric Besson, qui avaient promis de veiller à ce que les conséquences en soient tirées de l'affaire d'espionnage présumé, ont anonncé avoir pris "acte des décisions prises ce jour par le conseil d'administration de Renault".

L'affaire d'espionnage présumé avait éclaté début janvier, où Renault avait mis à pied puis licencié trois cadres de haut niveau, les accusant d'avoir vendu des informations confidentielles sur son programme de véhicules électriques.

A la mi-mars, le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, a officiellement annoncé que cette affaire ne relevait en fait que d'une "possible escroquerie au renseignement". M. Ghosn, a ensuite présenté ses excuses aux trois cadres "mis en cause à tort", mais a refusé la démission de son adjoint, qui s'était dit prêt à tirer toutes les conséquences de cette affaire, quand l'enquête se termine.

Mais le gouvernement français a maintenu sa pression sur Renault et sa direction. Le commissaire aux participations de l'Etat a ordonné un audit approfondi pour identifier l'origine des dysfonctionnements au sein de l'entreprise.

Renault est le deuxième constructeur automobile français, après PSA Peugeot Citröen. L'Etat français, qui en détient 15% des actions, est représenté par le commissaire aux participations.





Source: xinhua

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