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Français>>InternationalMise à jour 13.04.2011 08h11
L'entrée en vigueur de la loi contre la burqa en France provoque des critiques (REPORTAGE)

Hélène, une Française de 33 ans s' est convertie à l'Islam et a décidé de mettre la burqa depuis cinq ans après avoir été mariée à un Algérien.

Pour l'ancienne secrétaire, le port de la burqa n'a pas trop changé sa vie quotidienne. Elle a cessé de travailler mais elle a continué à sortir avec sa famille et faire du shopping avec des amies. Mais les choses vont changer après l'entrée en vigueur de la loi contre la burqa dans les lieux publiques ce lundi.

"Je ne sais pas pourquoi ils ont approuvé cette loi. S'ils l' ont fait pour protéger les principes républicains et de la dignité des femmes comme ils le disaient, ils se trompent parce que forcer une femme à enlever sa burqa sera atteinte à sa liberté de choix et des principes d'égalité et de fraternité", a dit Hélène, qui a refusé de donner son nom.

"C'est mon choix personnel pourquoi ils ne le respectent pas. Je ne suis pas enfermée sous la burqa. Au contraire, je me sens bien et libre. Il faut qu'ils comprennent cela et cesser de stigmatiser les musulmans ", a-t-elle ajouté avec un ton ferme.

Selon les chiffres du ministère français de l'Intérieur, 1.900 femmes musulmanes portent la burqa en France.

Les femmes qui défient l'interdiction et insistent à mettre le voile couvrant le visage dans les administrations, les hôpitaux et les parcs, risquent une amende de 150 euros (216,65 dollars) ou de prendre une leçon de citoyenneté. Les hommes risquent de payer une amende de 30.000 euros fine et un an de prison s'ils sont reconnus coupables de forcer leurs femmes à porter la burqa.

Khadija Hawich, une femme au foyer marocaine rayonnait de joie après avoir la baguette magique qui va lui offrir la possibilité de choisir librement ce qu'elle veut porter sans défier la loi.

"Le compromis est si simple, je vais porter le foulard et mettre un masque. Nul ne peut m'obliger à l'enlever. Si la police me demande pourquoi je le mets je leur dis que je veux me protéger de la pollution et les virus et je suis libre de le faire", a dit la mère de deux enfants.

"Si la police veut identifier l'identité des femmes portant la burqa, les responsables doivent chercher d'autres mesures sans violer les droits individuels et la liberté", a-t-elle ajouté.

Rachi Nekkas, un homme d'affaire Français a créé un fond de 100 millions d'euros afin d'aider les femmes portant la burqa à payer les amendes.

"Je suis pour l'interdiction de la burqa dans les lieux publics fermés, comme les banques et les supermarchés. Mais je ne peux pas accepter que la peur de l'Islam ou la peur de l'intégrisme permettrait de réduire nos libertés constitutionnelles dans la rue", a déclaré Nekkaz.

"Il faut modifier la loi pour que les femmes puissent s' habiller librement dans la rue dans le respect d'autrui", a-t-il ajouté.

La France est le deuxième pays européen après la Belgique qui a interdit le port le voile integral sur son territoire.

Le pays, accueillant cinq millions de musulmans, a interdit déjà le foulard islamique et d'autres symboles religieux dans les écoles.

"C'est une décision raciste contre l'Islam. Pourquoi ne pas faire une loi contre les femmes qui sont presque nues et exposent leur corps en public", a déclaré Abdelatif Mahjoub, un chauffeur de taxi.

"La France est censée être la terre de la liberté et des droits de l'homme de sorte qu'elle doit les respecter. Tout le monde a le droit de porter ce qu'il veut", a-t-il souligné.

Source: xinhua

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