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Français>>InternationalMise à jour 23.05.2011 09h03
Obama se rend en Europe pour réaffirmer la vigueur de l'alliance transatlantique (AVANT-PAPIER)

Avec une variété de questions à l'ordre du jour, le président américain Barack Obama entame dimanche une tournée de six jours en Europe, qui le conduira en Irlande, au Royaume-Uni, en France et en Pologne.

Le prononcement d'un discours par M. Obama au Parlement britannique doit être l'un des moments forts de sa tournée, au cours de laquelle le dirigeant américain devrait réaffirmer l'importance des relations transatlantiques, même si cette visite devrait être considérée par beaucoup d'Européens comme un appel à partager certains des fardeaux américains.

TROIS THEMES

Liz Sherwood-Randall, assistant spécial du président et directeur supérieur pour les affaires européennes, a indiqué qu'il y aurait essentiellement trois thèmes autour de la tournée du président Obama.

Le premier thème consiste à mettre l'accent sur "l'engagement durable" des Etats-Unis en faveur de l'Europe, la sécurité et la prospérité de l'Europe bénéficiant autant aux Etats-Unis qu'à l'Europe.

Le deuxième thème porte sur "la vitalité du lien transatlantique à travers les institutions de l'Europe, avec lesquelles nous travaillons chaque jour", a dit M. Sherwood-Randall, avant de noter que M. Obama avait fait beaucoup pour assurer que l'alliance militaire transatlantique de l'OTAN soit modernisée et adaptée "aux défis du 21e siècle".

Le troisième et "peut-être le plus important" thème, selon Sherwood-Randall, est de renforcer la coopération des Etats-Unis avec l'Europe en tant que "catalyseur pour une action globale" sur des questions telles que l'Afghanistan, la Libye ainsi que les troubles au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Ben Rhodes, vice-conseiller à la sécurité nationale pour les communications stratégiques, a décrit la tournée comme étant "très importante" pour le président, afin qu'il puisse réaffirmer "nos alliances de base" dans le monde.

M. Obama, qui avait été favorablement accueilli lors de sa première visite sur le continent en tant que président américain, devrait cette fois faire face à des mécontentements de la part du public européen, qui pense que le président n'a pas répondu à une grande partie de ses attentes sur des questions telles que Guantanamo et le changement climatique.
"RETOUR AUX SOURCES"

La tournée européenne du président Obama commencera en Irlande, pays lourdement endetté, qui a accepté des fonds souverains du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne en novembre dernier, sous de strictes conditions.

"Bien que le président puisse parler de ce sujet en Irlande, je pense que Washington doit concentrer son énergie et son attention sur cette crise dramatique, et nous espérons que cette visite fournira les éléments nécessaires au président pour réaffirmer son leadership et suivre cette crise", a dit Heather Conley, directeur du Programme de l'Europe au Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS), basé à Washington.

Mardi, M. Obama se rendra à Londres, où il devrait évoquer la reprise des relations américano-britanniques suite à une "année très chaotique" dans les relations bilatérales, en raison de la fuite de pétrole de la compagnie BP dans le Golfe du Mexique, de la controverse autour de la libération d'Abdelbasset al Megrahi, de l'attentat de Lockerbie et de l'annonce par le Premier ministre David Cameron d'un calendrier de retrait des troupes britanniques en Afghanistan.

Le point culminant du voyage au Royaume-Uni sera le discours de M. Obama sur les relations transatlantiques devant le Parlement britannique, à Westminster, un lieu où, depuis 1945, seuls trois dignitaires étrangers ont eu l'honneur de prononcer des discours -- Charles de Gaulle, Nelson Mandela et le pape Benoît XVI.

Lors de son séjour en Pologne, le président Obama portera avec lui "un message de réconfort", a dit M. Conley du CSIS. Après son accession au poste de président, M. Obama avait annulé les projets de l'administration Bush visant à construire un système de défense antimissile en Pologne et en République tchèque.

A Varsovie, M. Obama rencontrera également certains dirigeants de pays d'Europe centrale et orientale, ceux-ci étant réunis au même moment dans le cadre d'un sommet.

LES REUNIONS DU G8

Entre ses visites au Royaume-Uni et en Pologne, M. Obama rejoindra d'autres dirigeants du G8 pour des réunions à Deauville, en France, lesquelles doivent porter sur la situation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

M. Obama a noté dans son discours prononcé la semaine dernière que lors du sommet du G8, il demanderait à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI) de présenter un plan pour stabiliser et moderniser les économies de Tunisie et d'Egypte, après les récents bouleversements sociaux qu'ont connus ces deux pays.

Michael Froman, conseiller adjoint à la sécurité nationale pour les affaires économiques internationales, a déclaré que les Premiers ministres d'Egypte et de Tunisie, ainsi que des responsables du FMI, de la Banque mondiale et de l'ONU, rejoindraient M. Obama et d'autres dirigeants du G8 lors d'une session.

En marge des réunions du G8, M. Obama rencontrera son homologue russe Dimitri Medvedev. "Ce sera bien sûr une réunion importante pour étudier où nous en sommes actuellement de son adhésion à l'OMC", a déclaré M. Clonley.

Des responsables de la Maison Blanche ont tenu à minimiser la dispute entre les Etats-Unis et la Russie.

"Le président a une relation de travail très étroite avec le président Medvedev, donc nous voyons cette rencontre comme une réunion importante pour faire avancer l'ordre du jour entre nos deux pays", a souligné M. Froman.

A Deauville, M. Obama s'entretiendra aussi avec le président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre japonais Naoto Kan.


Source: xinhua

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