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Français>>InternationalMise à jour 04.07.2011 15h27
Affaire DSK : la classe politique française juge trop tôt d'évoquer le retour de DSK en politique (SYNTHESE)

La classe politique française, notamment la gauche, a jugé "encore trop tôt" de crier au retour en politique du Français Dominique Strauss-Kahn (surnommé "DSK"), remis en liberté vendredi par la justice américaine.

"Nous devons attendre sereinement que la justice américaine fasse son travail. C'est la seule conduite à tenir dans cette affaire", a déclaré le Premier ministre français François Fillon, cité par la presse français.

"Je me suis bien gardé de faire des commentaires précipités au début de cette affaire et je vais me garder aujourd'hui de la même manière de tout commentaire précipité sur ce rebondissement qui n'est pour le moment qu'une rumeur", a précisé le Premier ministre, lors d'une conférence de presse à Jakarta, où il effectue une visite.

Depuis le 14 mai dernier, DSK, l'ex-directeur du Fonds monétaire international (FMI) est sous le coup de plusieurs chefs d'inculpation qui convergent vers l'agression sexuelle contre Nafissatou Diallo, femme de ménage dans un hôtel de Sofitel à New York.

Après quatre jours en prison, M. Strauss-Kahn a été remis en liberté provisoire contre versement d'un million de dollars de caution (700.000 euros) et de cinq millions de dollars de garantie (3,5 millions d'euros).

Selon la presse américaine, les accusations portées contre Strauss-Kahn pour crime sexuel seraient sur le point d'être réexaminées sur la base d'éléments d'enquête mettant en cause la crédibilité de la plaignante. Mais la justice américaine a décidé vendredi de libérer l'ancien directeur général du FMI sans abandonner les poursuites.

Pour Lionel Jospin, ancien Premier ministre français issu du Parti socialiste (PS), on devrait s'attendre à "la suite judicaire de cette affaire", car "elle n'est quand même pas encore soldée".

"C'est trop tôt pour transformer en politique ce qui est un fait divers dramatique qui lui-même déjà sous nos yeux se transforme", a-t-il dit.

"Je pense qu'il ne faut pas être ni dans le surcommentaire, ni dans la surréaction", a répondu Cécile Duflot, secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts, invitée à commenter sur un éventuel retour de DSK sur la scène politique française.

D'après Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris, "c'est peut- être un peu rapide de parler" sur un plan politique.

"Il est trop tôt aujourd'hui pour avancer une hypothèse définitive. En tout cas, ce que je vous dis, oui, c'est qu'il sera présent dans la campagne présidentielle, dans la mesure où, évidemment, ce que nous avons appris ce matin se vérifie, c'est-à- dire que la justice américaine le libère et le réhabilite, lui restitue son honneur et sa dignité", a-t-il dit.

"Il faut être quand même prudent", a averti Stephen Dreyfuss, avocat et ancien substitut du procureur de New York, sur Europe 1. "Moi je serais très surpris si la procédure elle-même s'effondrait demain."

Selon M. Dreyfuss, M. Strauss-Kahn serait "obligé de rester sur le territoire américain jusqu'à la fin de l'enquête".

"On parle trop et trop vite, surtout en politique", a observé Bruno Le Maire, ministre français de l'Agriculture, qui préfère " attendre que la justice américaine fasse toute la lumière et dise la vérité sur cette affaire".

Candidat à la primaire présidentielle socialiste de 2006 mais battu par Ségolène Royal, DSK est largement considéré en France comme un adversaire très puissant à l'encontre du président Nicolas Sarkozy, qui cherchera un deuxième mandat.

L'ancien premier secrétaire général du PS, François Hollande, s'est déjà déclaré ouvert à un report de la date de clôture du dépôt des candidatures pour ne pas empêcher DSK de se présenter à la primaire du PS, une fois que les charges pesant sur lui seraient été levées.

Source: xinhua

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