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Français>>InternationalMise à jour 05.07.2011 15h16
Belgique : le formateur royal présente ses cinq propositions de réforme dans sa "note de base"

Le président du Parti socialiste (PS) francophone, Elio Di Rupo, désigné pour la deuxième fois, le 16 mai dernier, par le roi Albert II de Belgique pour la formation d'un nouveau gouvernement fédéral, a dévoilé lundi cinq propositions de réforme dans sa dernière "note de base".

M. Di Rupo propose de scinder Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV), l'épineux problème qui est à l'origine de l'actuelle crise politique du royaume, mais de laisser les électeurs des six communes concernées choisir Bruxelles bilingue (français et flamand) ou le Brabant flamand.

Quant à l'emploi et au chômage, il propose un contrôle renforcé des chômeurs et une dégressivité accrue des allocations de chômage. M. Di Rupo souhaite la création de 250.000 emplois d'ici à 2015.

M. Di Rupo propose aussi une réforme de la pension des fonctionnaires, qui sera calculée sur les 10 dernières années, pour remplacer l'actuelle pratique des cinq dernières années.

Il propose un gel de toutes les dotations publiques, y compris celles de la monarchie.

M. Di Rupo propose aussi une diminution du salaire des ministres de 5%.

Soulignant l'importance de "donner de l'ambition au pays et aux Régions et Communautés", il a invité par sa "note de base" à former un gouvernement de réformes capable de redessiner les institutions et la politique socio-économique de la Belgique du 21ème siècle.

Le formateur royal a promis un assainissement des finances publiques de 17,5 milliards d'euros par un budget "rigoureux", une révision de la loi de financement des différentes entités qui composent le pays, la mise en place d'une autonomie fiscale pour les Régions, ainsi que des réformes socio-économiques (emploi, pensions, immigration, justice ...)

Dans sa "note de base", il a plaidé pour une diminution de dépenses (37%), une augmentation de recettes (27%), des mesures diverses telles qu'un renforcement de la lutte contre la fraude ou le relèvement de la rente nucléaire (30%) et en tablant sur les gains obtenus sur les intérêts de la dette (6%).

Au rayon des recettes, M. Di Rupo a réclamé meilleure contribution des revenus du capital (précompte mobilier à 20% pour les intérêts et à 25% pour les dividendes, les comptes d'épargne restant à 15%), harmonisation de la fiscalité sur les plus-values sur actions et titres, augmentation de la taxe sur les opérations de bourse, de la taxe CO2 sur les gros véhicules de société, de la taxe sur les billets d'avion 1ère classes et classes affaires, révision des intérêts notionnels, mise en place d'une cotisation temporaire de crise de 0,5% sur le grand patrimoine (plus de 1,25 million d'euros hors habitation propre).

M. Di Rupo a transmis lundi plus tôt au roi sa "note de base" destinée à la formation d'un nouveau gouvernement fédéral, qui manque toujours plus d'un an après les élections législatives du 13 juin 2010.

Source: xinhua

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