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Français>>InternationalMise à jour 06.07.2011 08h51
L'affaire DSK et « le complot américain »

L'affaire de Dominique Strauss-Kahn, qui dure déjà depuis un mois et demi, vient de connaître un tournant fondamental : le 1er juillet, l'ancien directeur général du FMI a été appelé à comparaître devant le tribunal new-yorkais. Après avoir signé sa garantie, il a été libéré sans caution. Le million de dollars de caution ainsi que cinq millions de dollars de garantie hypothécaire lui ont été rendus. Cette décision du tribunal ne signifie pas la fin du procès, mais l'enquête judiciaire évolue dans un sens favorable à DSK, lui permettant d'échapper à un verdict lourd. Certains commentaires en déduisent que l'accusation d'agression sexuelle qui pèse contre DSK s'apprête à s'effondrer.

Ce rebondissement extraordinaire, de l'accusation de plusieurs délits graves pouvant entraîner un emprisonnement de 76 ans à la libération sans caution, a suscité beaucoup d'interrogations et des conjectures infinies. La théorie du complot a donc refait surface.

On en retrouve deux versions fréquentes. L'une consiste à présenter DSK comme candidat à l'élection présidentielle de 2012, capable de menacer le président actuel en raison de son prestige international et de son indice de popularité en hausse. Cette possibilité est purement et simplement une affaire nationale, et ne mérite pas notre commentaire. Mais l'autre possibilité retenue par certains est que les États-Unis seraient l'instigateur éventuel du scandale. Ni les médias français ni les médias américains n'ont pu jusqu'à présent sortir des preuves convaincantes pour étayer cette théorie. Mais des signes contribuent à l'alimenter.

Prenons par exemple l'annonce de la libération de DSK sans caution. Le tribunal new-yorkais a annoncé cette décision le 1er juillet, et trois jours auparavant, à savoir le 28 juin, le FMI a élu la ministre française des Finances Christine Lagarde au poste de directrice générale pour remplir le vide laissé par la démission de DSK. Cette décision a coupé l'herbe sous le pied de DSK s'il veut revenir au FMI. Ce « décalage horaire » est-il une coïncidence ou un arrangement prémédité ? On pense aussi à l'arrestation de DSK. Il y a un mois et demi, le 14 mai, DSK a été subitement arrêté par la police new-yorkaise à bord d'un avion en partance pour l'Europe, pour participer à une réunion cruciale de la zone euro, qui devait avoir lieu le 16 mai. Son absence inopinée a été préjudiciable à la solution de la crise des dettes du Portugal et de la Grèce, et à la stabilité de la monnaie unique.

Si tout cela était du domaine de la conjecture et de la déduction, le mécontentement que Washington a maintes fois exprimé envers l'attitude de DSK et le travail du FMI qu'il dirigeait est un fait connu de tous.


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Source: China.org.cn

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