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Français>>InternationalMise à jour 14.07.2011 15h34
La curieuse morale de certains medias occidentaux

Quand on regarde un peu ce qui est en train de se passer dans les médias britanniques en ce moment, on a l'impression que quelqu'un a ouvert la Boîte de Pandore.

J'ai appris il y a une semaine que News of the World, un journal appartenant à Rupert Murdoch, avait été impliqué dans un scandale d'écoutes téléphoniques illégales en 2006. Depuis lors, les ennuis se sont succédés pour le magnat des médias, et l'ont contraint à endosser le rôle de pompier.

Murdoch a pris la décision de faire de l'édition de dimanche dernier de News of the World, le taboïd britannique le mieux vendu et avec une histoire de 168 ans, la dernière.

Cependant, le scandale perdure, et même s'amplifie. Lundi, ce sont deux autres journaux appartenant à la News Corporation de Murdoch, le Sunday Times et le Sun, qui ont été accusés de piratage, de tromperie et de violation de la vie privée. Des personnes de premier plan comme la Reine Elizabeth II et l'ancien premier ministre Gordon Brown seraient parmi les victimes.

Ce scandale des écoutes a déclenché l'indignation du public et se révèle aussi être gênant pour le Gouvernement britannique, car un des anciens rédacteurs en chef de News of the World a aussi travaillé comme directeur de la communication du Premier Ministre David Cameron.

Cette histoire arrive aussi à un moment sensible, alors que Murdoch faisait une offre de 14 milliards de Dollars US pour rafler la pleine propriété du très rentable opérateur de télévision payante britannique BskyB.

Le scandale pourrait porter un rude coup à l'empire des médias de Murdoch au Royaume-Uni.

Cela donne aussi matière à réfléchir sur les obligations légales et éthiques des médias. Si tout cela s'avérait vrai, les journaux britanniques, et les professionnels des médias impliqués dans ces scandales, non seulement auraient transgressé la loi, mais aussi violé une éthique des médias universellement appliquée.

Faire son travail dans les limites fixées par la loi et obéir à des normes éthiques sont une base essentielle pour les activités des médias. Pour les professionnels des médias, c'est une obligation légale et éthique que d'obtenir leurs informations par le biais de canaux appropriés. Faute de quoi la crédibilité de la profession, et du secteur entier, sera mise en jeu.

Mais hélas, les dernières années écoulées ont été témoin d'un déclin des critères éthiques au sein de certaines organisations occidentales des médias. Du fait de l'impact d'un environnement social de plus en plus dirigé par le marché, de la vaste utilisation des nouvelles technologies et de l'émergence des nouveaux médias, la concurrence est devenue de plus en plus féroce. Dans ces circonstances, certaines organisations des médias ont opté pour la recherche du sensationnel comme moyen d'attirer l'attention du public et de faire monter leurs taux de diffusion.

La liberté de parole et le droit de savoir, qui protègent le journalisme d'investigation pour le bien public, ont malheureusement été utilisés abusivement par certaines organisations des médias et certains journalistes dans leur quête du sensationnel.

Les pratiques douteuses de certaines organisations des médias de types variés a terni l'image des médias en tant que « chien de garde » objectif et impartial, et suscité une vaste critique de la part du public.

Les scandales en cours qui touchent les médias britanniques devraient faire réfléchir les organisations et professionnels des médias et les faire se demander s'ils ont ou non fidèlement rempli leurs responsabilités.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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