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Français>>InternationalMise à jour 18.08.2011 12h10
Belgique : un ancien PM et la presse déçus par les propositions franco-allemandes pour gérer la crise de l'euro

La presse belge se montre sceptique et déçue mercredi suite aux propositions de Berlin et de Paris pour sauver la zone euro, suite à la rencontre mardi entre Angela Merkel et Nicolas Sarkosy.

Pour "La Libre Belgique", les déclarations qui en sont ressorties paraissent nettement insuffisantes. "Qui va croire, après cette rencontre-spectacle à Paris de quelques heures, que le couple franco-allemand est sur la même longueur d'onde ? Surtout après tout ce qui s'est passé. Celle qui impose sa loi pour le moment, c'est Angela Merkel. C'est elle qui, à chaque fois, repousse les solutions trop défavorables au contribuable allemand. On l'a clairement vu lors du sommet européen du 21 juillet où elle a fait accepter l'idée d'un défaut de paiement de la Grèce, accrochée à sa volonté de faire payer le secteur privé. Face à elle, Nicolas Sarkozy s'agite beaucoup, mais il n'arrive pas à faire accepter ses propositions dont celle de lancer des eurobonds. Il a même dit mardi que ces euro-obligations mettraient gravement en danger les pays les mieux notés. Dans ses mots, on peut deviner une fois de plus cette crainte des Allemands de payer pour les autres. Reste à savoir si cette crainte ne va pas faire qu'empirer la situation de la zone euro", se demande le journal francophone.

La presse belge dans son ensemble, francophone et néerlandophone, se fait l'écho de la réaction de l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, qui est le chef de file des libéraux européens.

M. Verhofstadt s'est déclaré mercredi déçu par les mesures proposées par la France et l'Allemagne pour améliorer la gouvernance de la zone euro. "Bien que j'accueille favorablement la déclaration commune en faveur d'un gouvernement économique, je ne vois pas vraiment comment un conseil des chefs d'Etat et de gouvernement se réunissant tous les six mois peut l'assurer", a-t- il précisé dans un communiqué.

Les dirigeants français et allemand ont proposé que ce nouveau gouvernement économique, qui sera nommé pour deux ans et demi et se réunira deux fois par an, soit dirigé par l'actuel président du Conseil européen, l'ancien Premier ministre belge Herman Van Rompuy.

"C'est six fois moins (de réunions) que leurs collègues de l'Eurogroupe (qui rassemble les ministres des Finances des dix- sept pays de la zone euro)", a fait observer M. Verhofstadt, plaidant pour que la gouvernance économique de la zone euro soit assurée par la création d'un "cabinet interne" au sein de la Commission regroupant les commissaires responsables pour la zone euro et dirigé par l'actuel commissaire aux Affaires économiques, le Finlandais Olli Rehn.

"Il devrait aussi présider l'Eurogroupe" - une fonction actuellement assurée par le Premier ministre luxembourgeois et ministre des Finances, Jean-Claude Juncker, a ajouté M. Verhofstadt .

Visiblement, la presse belge, de nombreux économistes belges ainsi que M. Verhofstadt se montrent irrités par l'abandon par le couple franco-allemand de l'idée de créer des euro-obligations pour apaiser le marché de la dette.

Source: xinhua

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