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Français>>InternationalMise à jour 04.09.2011 13h17
Wikileaks : l'ambassade américaine dénigre la Commission anticorruption de Maurice

La Commission anti- corruption indépendante (ICAC) de Maurice est indépendante que de nom, affirme l'ambassadeur américain en poste sur l'île touristique de l'Océan Indien. Ce commentaire est lisible sur le site Wikileaks qui vient de mettre en ligne des millions de données nouvelles depuis mardi 30 août.

L'ambassadeur américain, Cesar Cabrera, avait écrit une note confidentielle et classée sensible à Washington en juin 2008 sur le degré de corruption à Maurice. Selon l'ambassadeur, des responsables de l'ICAC sont en poste grâce au bon vouloir du Premier ministre à qui ils doivent faire allégeance.

L'ambassadeur s'appuie sur des commentaires de hauts fonctionnaires mauriciens. Par ailleurs, M. Cabrera estime que ce sont que des cas « mineurs » qui ont été amenés devant la justice. La situation politique à Maurice connaît une grave crise depuis la démission de six ministres d'un parti minoritaire, Mouvement militant socialiste (MSM), en raison de la manière de procéder « non-équitable » de l'ICAC qui aurait effectivement interrogé un ministre du MSM tout en négligeant des minsitres du Parti travailliste du Premier ministre Navin Ramgoolam.

D'autre part, le leader de l'opposition qui avait dénoncé le scandale de l'achat d'une clinique privée par l'Etat se retrouve aujourd'hui dans le collimateur de la police. Cette dernière est également égratinée dans le rapport de l'ambassade américaine qui fait état de « d'argent de protection » réclamée par des membres de la Brigade d'enquête des crimes majeures (Major Crimes Investigation Team -MCIT) et de la découverte de fortes sommes d' argent dans un casier du responsable de cette unité.

L'ambassadeur note que le Premier minsitre est intervenu personnellement pour interdire toute enquête sur le MCIT. La note américaine fait également mention de la corruption avancée dans la douane mauricienne à travers les allégations de Bert Cunningham, l' ancien patron des douanes.

Le Canadien Bert Cunningham accusait carrément l'exécutif d' être pourri. Il était parti en guerre contre tout l'establishment, voyant des pourris jusqu'au Parquet (State Law Office). Il avait cité le nom d'au moins deux hauts responsables de l'establishment qui lui auraient demandé de se taire « afin de ne pas mener le gouvernement à sa perte ».

Cunningham avait même fait état de menaces lors de rencontres officielles. Le Canadien devait également parler de corruption au sein de la brigade anti-drogue qui, selon lui, ne détruisait pas entièrement la marchandise saisie qui était remise sur le marché.

Bert Cunningham a également fait un réquisitoire contre son propre département accusant nombre de douaniers d'être corrompus et d'être payés à travers les transferts dans les comptes en banque de leurs proches. Dépité, le Canadien devait rentrer dans son pays. Selon l'ambassadeur Cesar Cabrera tout ces cas ne représentent que le sommet de l'iceberg.

Source: xinhua

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