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Français>>InternationalMise à jour 19.10.2011 15h45
Les Etats-Unis jouent au voleur volé en accusant la Chine d'être « manipulatrice de taux de change »

Depuis un certain temps, les Etats-Unis accentuent leur pression sur la Chine au sujet du problème du Renminbi (RMB, monnaie chinoise) et certaines personnalités du milieu commercial américain crient à tue-tête : « déséquilibre de la monnaie », alors que le sabre qu'elles brandissent en même temps vise de fait le taux de change du RMB et que leur but c'est d'obliger la réévaluation plus rapide de ce dernier. Notre correspondant a interviewé à cet effet des spécialistes et des personnalités du milieu qui ont indiqué que le cas de manipulation de taux de change n'existe pas en Chine et que les véritables manipulateurs sont les Etats-Unis eux-mêmes. Ils ont insisté qu'il ne fallait surtout pas mettre en pratique la marchéisation du taux de change afin de faire face à la « carte politique » jouée par les Américains, ce qui nuirait énormément au développement sain de l'économie chinoise.

La Chine n'a aucunement manipulé le taux de change du RMB

Le Département américain du Trésor a publié le 14 octobre dernier une déclaration annonçant le report de la parution du dernier numéro du « Rapport sur l'économie internationale et sur la politique du taux de change », ce qui signifie que la partie américaine retarde jusqu'à un temps plus éloigné de cette année la publication du rapport qui décidera si la Chine « manipule oui ou non le taux de change du RMB ».

Auparavant, le Sénat américain a approuvé par 63 voix contre 35 un projet de loi intitulé « Currency Exchange Rate Oversight Reform Act 2011 », lequel autorise l'administration américaine à imposer des taxes compensatoires sur les produits importés de pays sous-évaluant leur monnaie.

Les parlementaires américains affirment que la devise chinoise est sous-évaluée de l'ordre de 40 %, ce qui donnerait aux producteurs chinois un avantage sur les marchés internationaux et conduirait directement à la destruction d'emplois aux Etats-Unis. A l'approche de la présidentielle de novembre 2012, les partisans du texte soutiennent que l'économie américaine, avec son taux de chômage à 9,1 %, souffre d'une sous-évaluation de la monnaie chinoise. Avec ce projet de loi, les sénateurs cherchent à pousser le Trésor à accuser formellement Pékin de manipuler sa monnaie. Ils prévoient des sanctions le cas échéant. Certains disent que la solution efficace de ce problème créerait des emplois, tandis que le coût ne serait pas élevé. D'autres insistent que le RMB est sous-estimé de 25% à 40%, ce qui aide énormément les entreprises chinoises à « avoir des prix plus compétitifs dans une concurrence inéquitable » du commerce international.

Répondant aux critiques aux critiques et aux accusations formulées par la partie américaine, Lei Da, professeur du Département de l'Economie internationale à l'Université du Peuple de Chine, a déclaré à notre correspondant : « Il est de toute évidence que la Chine n'a aucunement manipulé le taux de change de sa monnaie et, au contraire, c'est la partie américaine qui a laissé des traces de manipulation. » Puis, il a expliqué en disant : « Les Etats-Unis constituent pour la Chine l'un de ses marchés les plus grands et les plus importants. Le choix du système de taux de change est en fait le droit d'un pays souverain et la Chine n'a nullement commis un acte visant à manipuler le taux de change. En réalité, si l'on observe soigneusement et minutieusement, on s'aperçoit qu'il y a vraiment et effectivement des traces de manipulation de taux de change chez les Américains. Tout d'abord, c'est justement la substitution du dollar américain à l'or qui a consolidé sa position dans le monde et qui lui a permis de devenir une monnaie de réserve, ce qui fait que même la sortie de l'or ne produit aucune influence sur les réserves des biens capitaux américains qui peuvent être sans cesse consolidés grâce à l'émission du dollar américain ; ensuite, les Etats-Unis se servent d'autres moyens cachés et voilés pour manipuler le taux de change. Par exemple, les agences de notation américaines réajustent sans cesse en baisse les notes de crédibilité accordées aux autres et cela est justement l'un de leurs moyens pour manipuler la monnaie. »

Quant à Tan Yaling, Présidente de l'Institut d'études sur les investissements en devises de Chine, a indiqué à notre correspondant que le monopole américain du RMB est traduit clairement par l'idée de remplacer les prix du RMB par la réforme du système de son taux de change. Les autorités américaines concernées font des préparatifs intenses et beaucoup de tapage pour obliger le RMB à être réévalué tout en mobilisant l'opinion publique pour créer un environnement susceptible de réaliser cette réévaluation. Les institutions financières américaines mûres accèdent aux marchés chinois en essayent de donner une forte impulsion à la réévaluation prévue de la monnaie chinoise et, à cet effet, elles conduisent et dirigent le marché chinois en vue de la spéculation du RMB. Pour ce qui est des marchés outre-mer, la technique spécialisée financière américaine contribue à relever les prévisions des prix ultérieurs du RMB tout en créant les conditions extérieures favorables à la réévaluation du RMB. Pour ce qui est de la partie chinoise, ses insuffisances quant à la spécialité et à la technique fait que face à la « théorie de réévaluation » et à la « théorie de manipulation » du RMB avancées par la partie américaine, il est important pour elle de rester vigilante et de réfléchir sérieusement à la situation.

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Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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