Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>InternationalMise à jour 20.10.2011 13h25
Turquie : attaques de représailles contre le PKK dans le nord de l'Irak

L'armée turque a lancé des représailles sous forme d'assauts aériens et terrestres sur les bases du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak, suite à des attaques meurtrières menées par ce mouvement illégal dans le sud-est de la Turquie, attaques qui ont fait 24 morts et 18 blessés dans les rangs de l'armée turque mercredi matin, soit le bilan le plus lourd depuis des décennies.

Des opérations à grande échelle ont été lancées dans la région, y compris des missions de poursuites jusqu'en Irak "dans les limites du droit international", a déclaré mercredi le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse.

Les actes terroristes, qui se sont intensifiés récemment, montrent que cette organisation terroriste est un outil pour certains pour miner la tranquillité, l'amitié et la croissance stable de la Turquie, a déclaré M. Erdogan, suggérant l' implication d'une troisième partie dans ces assauts. Il n'a pas clarifié quelle serait cette autre partie.

Le Premier ministre a annulé un voyage officiel et convoqué une réunion d'urgence avec ses ministres de l'Intérieur et de la Défense, ainsi qu'avec ses chefs du renseignement et hauts responsables militaires.

Les attaques récentes du PKK ont frappé huit localisations dans les districts de Cukurca et de Yuksekova dans la province de Hakkari près de la frontière irakienne.

On pense qu'environ 200 membres du PKK auraient participé à ces assauts, selon l'agence de presse Dogan.

Le nombre de morts dans ces attaques représente le plus lourd bilan essuyé par l'armée turque depuis 1993, quand le PKK avait abattu 33 soldats désarmés dans la province de Bingol dans le sud- est de la Turquie.

Le PKK a revendiqué les attaques de mercredi, dans un communiqué publié par l'agence de presse Firat, qui lui sert de tribune.

Ces attaques ont suscité une vive réaction du président Abdullah Gul, qui s'était rendu en visite dans les postes de garde militaires de la région il y a quelques jours.

"Nous ferons tout ce que nous pourrons pour y mettre fin. Ceux qui pensent avoir ébranlé notre État par ces attaques devraient savoir que les représailles pour ces attaques seront massives", a déclaré M. Gul à la presse mercredi.

"Le dialogue est le seul moyen de résoudre le conflit kurde", a déclaré mercredi le Parti pour la paix et la démocratie (BPD, pro- kurde).

"Nous appelons le PKK et le gouvernement à mettre immédiatement

fin à cette guerre sans perdre une seconde. Le dialogue est la seule solution. Les vies perdues devraient nous inciter à choisir la voie de la paix, pas à poursuivre la guerre", ont déclaré dans un communiqué écrit les co-présidents du BPD Selahattin Demirtas et Gultan Kisanak.

Le BPD a accusé le gouvernement d'être responsable de l' escalade des violences par son refus d'abandonner les opérations militaires contre le PKK.

Le président de l'administration régionale du nord de l'Irak Massoud Barzani a présenté ses condoléances au Premier ministre turc Erdogan suite à ces attaques du PKK, a rapporté l'agence de presse semi-officielle Anatolie.

M. Barzani a déclaré à M. Erdogan que cette attaque visait le peuple kurde et la fraternité entre les turcs et les kurdes, rapporte l'agence.

Les affrontements entre le PKK et l'armée turque ont marqué une escalade depuis cet été suite à l'échec des pourparlers entre le chef du PKK, Abdullah Ocalan, emprisonné, et des responsables turcs, en vue de trouver une solution au conflit.

Considéré comme une organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union européenne, le PKK a pris les armes en 1984 pour revendiquer la création d'un pays pour leur ethnie dans le sud-est de la Turquie. Plus de 40 000 personnes ont trouvé la mort dans les conflits impliquant le PKK au cours des vingt dernières années.

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
La Chine s'oppose à un rapport américain sur ses affaires intérieures
Nouvelles principales du 19 octobre
Les Etats-Unis jouent au voleur volé en accusant la Chine d'être « manipulatrice de taux de change »
Détrompez-vous et cessez de vous enferrer dans votre absurde idée de la « non transparence »
L'heure n'est pas à la baisse des taux