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Français>>InternationalMise à jour 20.10.2011 13h35
Le PM belge insiste sur "l'unité" dans la zone euro en crise (INTERVIEW)

L'Union européenne (UE) tiendra ce week-end dans la capitale belge de Bruxelles un sommet, qui se penchera en grande partie sur la crise financière en cours dans la zone euro. Cette crise qui prend sa source au surendettement de plusieurs "mauvais élèves", en particulier la Grèce, menace la stabilité socio-économique de la zone euro. Le Premier ministre belge sortant et prochain secretaire général adjoint de l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), Yves Leterme, a eu récemment un entretien exclusif dans son bureau du 16 rue de la Loi à Bruxelles avec le correspondant-en-chef de Xinhua en Belgique, au sujet de la solution à la crise de la zone euro.

Le sommet du 23 octobre doit "décider des mesures supplémentaires pour renforcer l'unité d'action et l'unité d'intégration économique au sein de la zone euro aux niveaux du taux de croissance, de la situation du marché de l'emploi", a dit M. Leterme.

Pour lui, à chaque Etat membre de la zone euro, "il faut plus de convergence, de contrôle et de monitoring" en ce qui conerne la situation budgétaire.

L'intervention du Fonds monétaire international (FMI) et l'élargissement du Fonds pour la stabilité financière de l'Europe (FSFE) ne sont que "des actions à prendre à court et moyen termes", a estimé M. Leterme, soulignant qu'à long terme, "il faut renforcer un nouveau potentiel de croissance économique de la Grèce en particulier, de la zone euro de façon plus générale, il faut intenfisier des mesures de gouvernance économique et des capacités d'investir dans la croissance".

Aux yeux du Premier ministre belge, "on a décidé d'avoir une union monétaire, mais on a une union économique trop peu, trop tardivement". Le prochain sommet de l'UE doit "élaborer la mise en place de la gouvernance économique, de la convergence économique, et de l'approche commune des possibilités économiques", a-t-il dit.

L'actuelle crise dans la zone euro "a un impact négatif, elle a aussi un avantage : il y a une disponibilité de prendre des décisions qui étaient auparavant très difficiles à aborder, dont le transfert de souveraineté vers les institutions européennes", a commenté M. Leterme.

Les Etats membres de la zone euro constatent que les banques en difficulté sont parfois trop grandes pour être sauvées par un seul Etat, a-t-il affirmé. Pour lui, les économies européennes "signifieront quelque chose au niveau mondial, sous condition qu'elles coopèrent suffisamment. Si chaque pays membre de la zone euro ou de l'UE agit de façon individuelle, séparée, il ne pèse pas dans la balance, on risque de dégringoler des Top au niveau des puissances économiques".

Résister à la crise par le "modèle rhénan"

Quant à la crise économique mondiale, M. Leterme l'a attribué à la crise de la demande, basée sur la crise de la confiance des consommateurs et des investisseurs. Il a plaidé à cette occasion pour le "modèle rhénan", représenté par l'Allemagne, les Pays-Bas et la Belgique qui se trouvent le long du Rhin et caractérisé par des consultations entre le gouvernement, les entreprises et les syndicats pour protéger à la fois le pouvoir d'achat des consommateurs et la capacité d'investir des entreprises.

M. Leterme vient de publier un livre intitulé "Le développement durable - le modèle rhénan". Il a mis l'accent sur l'aspect positif de l'investissement dans les liens entre employés et enterprise.

Dans les deux années passées, M. Leterme a généralisé un "Système de chômage temporaire". Sous ce système, un employé qui travaille pour une entreprise qui a moins de commandes ou ralentit son activité, peut recevoir une allocation qui n'est plus à la charge de l'entreprise. M. Leterme a reconnu le coût plus élevé du "modèle rhénan", proposant de "trouver un bon équilibre entre la compétitivité, la croissance et le dynamisme".

Il a estimé que le plus grand défi pour la Belgique serait de pousser les gens à rester plus longtemps au travail. "Le taux de participation au travail de notre population et le nombre de Belges qui travaillent sont trop bas dans les catégories d'âge de 54 ans, trop de gens quittent trop tôt définitivement le marché du travail", a souligné M. Leterme.

Source: xinhua

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