Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>InternationalMise à jour 18.11.2011 15h43
Les suggestions de FMI à propos de la Chine ne correspondent pas à la réalité de celle-ci

La Banque Populaire de Chine (BPC), banque centrale chinoise, vient de publier le 16 novembre un rapport exécutif sur la politique monétaire chinoise du troisième trimestre de cette année. Dans cette importante déclaration politique, on remarque des changements assez importants quant aux mesures politiques monétaires chinoises, tel que le « renforcement de la prévention des risques systématiques », lequel y est cité pour la première fois.

De toute évidence, ce rapport est une réponse officielle de la Chine aux Programmes d'évaluation du secteur financier (FSAP) du FMI qui donne pour la première fois un sévère avertissement aux secteurs financiers chinois en faisant remarquer que plusieurs grandes et importantes banques chinoises font face à des risques systématiques.

Le système financier chinois est-il confronté à des risques, cela était depuis longtemps au centre de la préoccupation et du débat à l'intérieur comme à l'extérieur du pays. Depuis que la Chine ait lancé la réforme dans le secteur financier, le risque macro financier tirant origine du système financier était devenu un système auxiliaire de l'application et de la matérialisation effectives de la politique gouvernementale, ce qui signifie qu'en Chine, la banque a pour charge d'assumer la tâche de maintenir la croissance stable de l'économie chinoise, ce qui fait qu'une grande quantité de ressources financières ne peuvent plus être réparties et distribuées conformément aux règles du marché. Tout comme il est indiqué dans le FSAP du FMI au sujet de la Chine, le système financier chinois dépend toujours à l'excessif du contrôle administratif gouvernemental, alors que le taux d'intérêt des prêts est établi à un niveau beaucoup plus supérieur que celui des dépôts. Par conséquent, le système financier chinois se penche sérieusement vers les entreprises publiques, ce qui favorise et excite l'investissement excessif et suscite la bulle des actifs et provoque le risque macro financier.

A l'heure actuelle en Chine, les domaines qui menacent la stabilité financière chinoise se traduisent à travers les trois aspects suivants : Primo, c'est le problème de la dette locale ; Secundo, c'est le risque des actifs douteux dû au placement des prêts du système bancaire depuis 2008 ; Tertio, c'est le problème de l'apparition de la bulle financière dans l'immobilier. Et dès que ces trois problèmes éclatent en même temps d'un seul coup, cela provoque alors un risque financier sérieux et grave.

Pour faire face à ces trois problèmes, les départements concernés ont pris des mesures adéquates : En premier lieu, les secteurs de contrôle ont depuis longtemps pris des dispositions en vue de nettoyer et d'éliminer les plates-formes de financement local et pour élever dans de fortes proportions la norme du taux d'octroi et d'allocation. Quant au problème du prêt bancaire, il est tout à fait facile de séparer et d'éliminer les actifs douteux à travers les opérations concrètes du marché. Quant au secteur de l'immobilier, les mesures de régulation et de contrôle visent au dégonflement et à l'éclatement de la bulle, tandis que le nœud du problème réside dans la concrétisation des mesures politiques prises à cet effet.

La solution des trois grands problèmes ci-dessus concerne sans exception la réforme du système financier. Pour le FMI, il croit que la réforme du système financier chinois comporte quatre aspects : Primo, c'est l'élargissement et l'extension du marché financier et de son secteur du service ainsi que l'exploitation d'un modèle financier intermédiaire diversifié, ce qui permettra alors la concurrence saine entre les banques ; Secundo, c'est la transition du rôle gouvernemental, lequel qui auparavant utilisait le système bancaire pour réaliser de nombreux objectifs politiques gouvernementaux se transforment en décision de prêts prise en tenant compte de l'autorisation de l'objectif du marché ; Tertio, il est nécessaire d'accroître et d'élargir l'utilisation de l'outil politique monétaire du marché et d'utiliser le taux d'intérêt en tant que principal outil pour réaliser l'extension des prêts, ce qui n'est plus une mesure administrative ; Quarto, il sera important d'améliorer les installations financières de base ainsi que leur cadre juridique, y compris l'intensification du paiement et le système de liquidation, de même que la protection des consommateurs et la popularisation des connaissances financières.

A l'heure actuelle en Chine, la réforme du système financier se trouve dans une phase clé cruciale, alors que le taux d'intérêt commence à être immobilisé sur le marché, toutefois, pour ce qui est du problème du mécanisme de la formation du taux de change, dans le contexte actuel où l'environnement extérieur parie pour la réévaluation du Ren min bi, le mécanisme tordu de la réévaluation unilatérale porte atteinte sérieusement et gravement à la réforme en Chine du mécanisme du taux de change.

C'est la raison pour laquelle le FMI suggère à la Chine de mettre en application la réforme de son marché financier. Cela est en fait une suggestion juste et adéquate, mais les propositions concrètes faites à cet effet sont absolument absurdes, saugrenues et déraisonnables, car elles ne répondent et ne correspondent aucunement à la réalité chinoise. Pour ce qui est de nous, nous devons agir comme il l'est dit dans la réponse de notre banque centrale, c'est-à-dire qu'en déterminant explicitement la voie de réforme que nous devons suivre, il est important pour nous de maintenir une certaine souplesse, en tenant compte de la situation réelle du pays, pour ce qui est des mesures concrètes à prendre dans notre avance dans la réforme. Zhou Xiaochuan, gouverneur de la banque centrale, a indiqué explicitement auparavant : « Avec le perfectionnement continuel du système de l'économie socialiste du marché ainsi que la progression stable de la réforme du taux de change sur le marché, le contrôle macro financier évolue en se séparant petit à petit de l'utilisation de l'outil quantitatif vers celle de l'outil du prix. Quant à la Banque populaire de Chine, elle a pour tâche de renforcer sans cesse l'emploi de l'outil du taux de change. En tenant compte du changement de la macroéconomie et de l'évolution du paix, il lui faut réajuster sans retard le taux d'intérêt de référence des dépôts, ce afin d'influencer le niveau du taux d'intérêt des dépôts et des prêts des institutions financières et de faire valoir ainsi le rôle important de levier et de régulation joué par le taux de change dans la demande globale. »

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
La Chine est devenue le partenaire commercial le plus important de l'Afrique
Nouvelles principales du 16 novembre
Les objectifs trans-Pacifique des Etats-Unis
Pourquoi les marques internationales adoptent-elles en Chine une attitude « à double critère »
Faut-il vraiment limiter les émissions de divertissement à la télévision ?