Notre site/Nouvelles bilingues/Dernières nouvelles/Archives/

 
Français>>InternationalMise à jour 25.11.2011 08h25
La fermeté de la rhétorique russe est le signe d'une certaine impatience envers les Etats-Unis (ANALYSE)

Le président russe Dmitri Medvedev a déclaré mercredi que Moscou pourrait déployer des missiles à ses frontières avec l'Europe si les Etats-Unis et l'OTAN continuaient à déployer leur bouclier antimissile en Europe.

Cette déclaration de M. Medvedev pourrait signifier que Moscou commence à perdre patience face à Washington sur cette question, ont indiqué des observateurs locaux.

LA RUSSIE EST-ELLE EN TRAIN DE PERDRE PATIENCE ?

"Medvedev veut montrer qu'il est ferme, déterminé, et prêt à protéger les intérêts nationaux. Auparavant, seul son envoyé à l'OTAN, Dmitri Rogozin, avait fait usage d'une telle rhétorique", a indiqué Alexi Malarkin, analyste au Centre pour les technologies politiques à Moscou.

"Par cette rhétorique, Medvedev cherche à exprimer formellement la déception de Moscou devant la tournure prise par la relance des relations russo-américaines, les deux pays n'ayant pas réussi à trouver un language commun sur le problème de la défense antimissile", a ajouté M. Makarkin.

Selon des experts locaux, une entente sur la question de la défense antimissile est un élément clé du processus de relance diplomatique entre les deux pays, mais la partie américaine a ignoré la demande de Moscou, qui souhaitait obtenir par écrit la garantie légale que le système de défense antimissile américain en Europe ne viserait pas la Russie.

Selon M. Rogozin, la déclaration de M. Medvedev avait pour but d'inciter Washington et l'OTAN à prendre la Russie plus au sérieux dans les négociations sur la défense antimissile.

"Nous ne leur permettrons pas de nous traiter comme des imbéciles... On ne plaisante pas avec les forces de dissuasion nucléaire", pouvait-on lire dans la déclaration de M. Medvedev.

Le président russe a également averti mercredi que la Russie pourrait se retirer du Traité de réduction des armes stratégiques (START) conclu avec les Etats-Unis si la situaton concernant le bouclier antimissile européen évoluait d'une manière défavorable.

"Si la Russie se retirait vraiment du START, cela constituerait une démarche sans précédent, qui pourrait déclencher une nouvelle course aux armements", a indiqué Igor Korotchenko, membre du Conseil public du ministère russe de la Défense.

"Cette option ne sera donc utilisée qu'en dernier recours", a-t-il ajouté.

LA RUSSIE RESTE OUVERTE AU DIALOGUE

Malgré cette rhétorique, les contre-mesures annoncées mercredi par M. Medvedev contiennent en réalité peu de données nouvelles pour les stratèges militaires russes et occidentaux, ont estimé des experts locaux.

De nombreux hauts responsables russes, dont le Premier ministre Vladimir Poutine et le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, ont déjà déclaré à plusieurs reprises que si les négociations sur le bouclier antimissiles des Etats-Unis et de l'OTAN échouaient, la Russie prendrait des mesures, comprenant entre autres le déploiement de son arsenal stratégique offensif.

La principale différence est que M. Medvedev a cette fois délibérément mis l'accent sur les mesures militaires, ont expliqué des analystes.

Par ailleurs, ils estiment que M. Medvedev a laissé la porte ouverte pour un futur dialogue, dans l'espoir que Etats-Unis puissent faire certaines concessions dans les pourparlers.

"M. Medvedev a indiqué que la Russie ne refusait pas la poursuite du dialogue avec les Etats-Unis et l'OTAN. Echouer à parvenir à un accord aujourd'hui ne signifie pas que l'accord ne pourra pas être conclu demain", a indiqué Mikhail Margelov, chef de la Commission des affaires internationales du Conseil de la Fédération, à l'agence de presse Itar-Tass.

Il a rejeté l'idée selon laquelle le désaccord en matière de défense antimissile signalerait la fin de la relance russo-américaine.

"Un désaccord sur l'un des nombreux dossiers que comporte l'agenda des relations russo-américaines n'est pas une raison suffisante pour rompre ces relations", a-t-il souligné, ajoutant qu'il avait confiance dans la poursuite du dialogue russo-américain.

Source: xinhua

Commentaire
Nom d'utilisateur Anonyme  
  
  
  
Le Quotidien du Peuple en ligne recrute un(e) traducteur(trice) avec français langue maternelle
Signature de 14 accords de coopération entre la Chine et le Turkménistan
Nouvelles principales du 24 novembre
La liste des écrivains riches ne cache pas la vie modeste d'écrivains en Chine
La Chine et les Etats-Unis assument la responsabilité du redressement économique mondial
Les Américains d'origine chinoise qui désirent faire une carrière politique doivent commencer à partir de « grass roots »