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Français>>InternationalMise à jour 25.11.2011 11h03
La France favorise un rôle accru de la BCE pour éviter la contagionde la crise des dettes

Face au risque réel d'une contagion de la crise des dettes souveraines vers l'Italie et l'Espagne, et même la France, Paris a multiplié les appels à la Banque centrale européenne (BCE) pour qu'elle intervienne comme prêteur en dernier ressort aux pays fragiles.

"Il y a urgence (pour la BCE d'intervenir), ça se joue au jour le jour", a déclaré jeudi le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, au micro de France Inter.

"La situation est grave (...) Il faut une meilleure gouvernance de la zone euro. On ne peut pas avoir une monnaie unique, si on n'a pas des politiques budgétaires, des politiques économiques et des politiques fiscales coordonnées, notamment entre la France et l'Allemagne", a expliqué le chef de la diplomatie française.

A la veille, le ministre français de l'Economie et des Finances, François Baroin, s'est prononcé aausi en faveur d'une intervention de la BCE.

"La meilleure réponse pour éviter la contagion à des pays comme l'Espagne ou l'Italie, c'est, du côté français, une intervention ou une possibilité d'intervention, une annonce d'intervention d'un prêteur en dernier ressort, qui serait constitué par la BCE", a indiqué M. Baroin, lors d'un forum à Paris.

Cette question est une source de discorde entre la France et l'Allemagne. La chancelière allemande Angela Merkel insiste pour que le rôle de la BCE soit, conformément aux traités européens, " uniquement d'assurer la stabilité de l'euro", c'est-à-dire contrôler l'inflation en jouant sur les taux directeurs.

Outre-Rhin, on craint en effet que la BCE ne devienne une banque pourrie (bad bank), si elle continue de racheter massivement les dettes des Etats européens en difficulté.

"Il y a en Allemagne un groupe de parlementaires et de figures politiques de second rang qui joue sur l'image d'épinal d'une banque centrale qui doit se concentrer sur sa seule mission de stabilité de la monnaie", a estimé Thomas Klau, économiste au Conseil européen des relations internationales, au quotidien économique Les Echos.

Selon M. Baroin, l'Allemagne a en mémoire depuis 70 ans le risque politique que représentent le développement de l'inflation et le surendettement, ce qui explique son refus absolu d'une intervention accrue de la BCE.

Le fait que Berlin campe sur sa position n'empêche pas les Français de réitérer leurs voeux de permettre à l'institution européenne de racheter indéfiniment des dettes souveraines européennes, à l'exemple de la Réserve fédérale américaine qui n'hésite pas à acquérir des bons du Trésor en grande quantité.

Mercredi, la porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse, déclarait que "la BCE, dans le cadre de son indépendance, doit jouer tout son rôle aux côtés des Etats dans la solidité de la zone euro".

Les dirigeants italien, allemand et français se réunissent aujourd'hui à Strasbourg pour un mini-sommet où ils discuteront du sauvetage de la zone euro, des divergences franco-allemandes sur la BCE et de la réforme des traités européens.

Source: xinhua

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