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Français>>InternationalMise à jour 28.11.2011 16h34
La France désire être le « sonnailler » quant à l'ingérence dans la situation en Syrie

Lorsque les pays occidentaux ont intervenu, sur le plan politique et militaire, dans la situation en Libye, la France s'était permise de se lancer à l'assaut et de se tenir au front de bataille, ce qui lui a valu de tenir le rôle de la vedette dans toute l'affaire. A l'heure actuelle où ces mêmes pays pensent à s'ingérer dans la situation en Syrie, la France se pose une fois de plus comme « sonnailler » du troupeau et souhaite être toujours à la tête des Occidentaux.

Le 23 novembre, le Ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a fait deux déclarations importantes, ce qui indique clairement que la France est décidée à accentuer son degré d'intervention dans la situation en Syrie. Sa première déclaration concerne le « Conseil national » syrien qui représente l'opposition syrienne en le qualifiant comme un « interlocuteur légitime » pour la France, tandis que sa deuxième déclaration vise l'Union européenne en l'appelant à créer en Syrie des couloirs humanitaires et des zones sécurisées pour protéger les populations civiles.

Ce qui est lourd de sens et ce qui donne à réfléchir c'est que le même jour où Alain Juppé faisait connaître ses deux idées-là, l'hebdomadaire satirique français « Le Canard Enchaîné », connu pour sa publication d'informations exclusives et de renseignements qui dévoilent les dessous de la politiques et des événements, a révélé le 23 novembre que des agents français actuellement au Liban et en Turquie « ont pour mission de constituer les premiers contingents de l'Armée syrienne libre » et que des officiers du Renseignement français ont été envoyés au Nord du Liban et en Turquie avec pour mission de constituer les premiers contingents de l'Armée syrienne libre grâce aux déserteurs ayant fui la Syrie. Il y est affirmé que « plusieurs membres du Service action de la DGSE et le Commandement des opérations spéciales (COS) sont déjà prêts en Turquie, s'ils en reçoivent l'ordre, à former ces déserteurs à la guérilla urbaine ».

Le même jour de cette révélation, c'est-à-dire le 23 novembre, à l'issue de sa rencontre avec le Président du « Conseil national » syrien (CNS) Burhan Ghalioun, Alain Juppé a déclaré, lors du briefing qui a eu lieu juste après, que le CNS est un « interlocuteur légitime » pour la France qui continuera par la suite à coopérer avec lui. Puis, il a ajouté que le gouvernement français est prêt à reconnaître officiellement le CNS.

Lors d'une interview accordée à un correspondant du site internet de la revue française le « Nouvel Observateur », un membre supérieur du CNS a indiqué de son côté que ladite prise de position du Ministre français des Affaires étrangères est de fait une « grande et importante victoire » pour le CNS et qu'elle « encouragera » d'autres pays à « prendre exemple » sur la France en reconnaissant officiellement la légitimité de celui-ci.

Des spécialistes ont analysé la portée de la prise de position française et ont indiqué qu'après que la France a été la première à reconnaître le 10 mars dernier le « Conseil national de transition » de la Libye », elle a été suivi par d'autres pays occidentaux qui ont reconnu successivement ce dernier. Maintenant que celle-ci se déclare prête à reconnaître officiellement le CNS syrien, il est tout à fait possible que cela provoquera la même réaction en chaîne.

Quant à la deuxième déclaration d'Alain Juppé qui propose à l'Union européenne d'étudier la possibilité d'établir en Syrie des couloirs humanitaires, il y est précisé que la France souhaite que la question puisse être citée à l'ordre du jour de la prochaine réunion des ministres du Conseil européen.

Selon des médias français, lors d'un entretien téléphonique entre Alain Juppé et la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, les deux parties française et américaine ont parvenu à une parfaite identité de vue en ce qui concerne la possibilité de l'établissement en Syrie de couloirs humanitaires susceptibles de protéger les populations civiles.

Pour ce qui est de la supposition au sujet de l'intervention militaire des pays occidentaux dans la situation syrienne, Alain Juppé a déclaré que la France n'a pas envisagé jusqu'ici cette option.

Toutefois, selon le Canard Enchainé de cette semaine, des officiers du renseignement français ont été envoyés au Nord du Liban et en Turquie pour former les premiers contingents d'une armée syrienne libre. Une intervention de l'OTAN en Syrie se rapprocherait-elle ? L'hebdomadaire précise que trois membres de l'Organisation nord atlantique prévoient l'instauration d'une zone d'exclusion aérienne et une zone tampon à l'intérieur de la Syrie. Il s'agirait d'aider la rébellion de mener sa guerre contre le régime de Bachar et ses forces loyales et non "de recommencer ce qui s'est passé en Libye », tandis que des unités des services secrets français de la DGSE et anglais du MI 6 sont déjà en place en Turquie et au nord du Liban qui abrite aussi de nombreux fugitifs syriens. Leur mission est de mettre sur pied les premiers contingents de l'Armée syrienne libre et de former ces déserteurs à la guérilla urbaine. Quant à la France, selon le Canard Enchaîné, elle joue le rôle d'« intermédiaire » dans la guerre qui sera livrée à l'actuel gouvernement syrien.


Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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