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Français>>InternationalMise à jour 30.11.2011 15h02
Ce ne serait pas seulement le vaincu qui « paierait un prix cher » pour la guerre

Les Etats-Unis et leurs alliés de l'OTAN tentent se servir du « modèle libyen » pour mener une intervention militaire contre la Syrie et cette possibilité est en train de s'accroître. Les Américains et les Français menacent ouvertement d'utiliser la force armée et certains reportages rapportent même qu'un porte-avions américain se dirige vers les côtes syriennes.

Comment la situation va-t-elle évoluée, on ne le sait pas encore, mais ce qui est sûr c'est qu'elle décidera non seulement du sort du pouvoir actuel de la Syrie, de la stabilité de la situation de la région, de la position arabe dans le monde, et surtout qu'elle sera étroitement liée à l'intérêt d'ensemble de la communauté internationale. La raison en est toute évidente. Lorsque la guerre éclate de façon successive, il semble alors qu'il se passe certainement quelque chose de grave et d'anormale dans notre monde d'aujourd'hui et l'ONU, qui souhaite que « les générations futures ne connaissent plus jamais les désastres des deux guerres mondiales qui ont ravagé tellement notre monde durant le siècle passé », doit faire face à un nouveau défi, tandis que le déséquilibre du système des relations internationales continuera à s'intensifier et s'aggraver.

En se rappelant des reportages qui ont été faits lors du déroulement des deux autres guerres (celle de l'Irak et celle de l'Afghanistan) qui ont éclaté dans le cours de la première décennie de notre siècle, il ne serait pas difficile de constater du fait suivant : lorsque les Etats-Unis et leurs alliés de l'OTAN on lancé leurs attaques aériennes contre la Libye, ils n'ont pas essuyé tellement de pression ni sur le plan diplomatique ni sur le plan moral, alors qu'à l'intérieur des pays occidentaux, il n'y a presque pas eu de contestations sur la légitimité d'une guerre lancée contre un pays souverain. Dans le cadre mondial, il n'y a pas eu également de manifestation anti-guerre de grande envergure. Alors, qu'est-ce qui s'est passé dans le monde ? Serait-il que les actions déréglées et détraquées commises par le leader libyen Kadhafi auraient suscité l'indignation générale et en seraient la cause ? Ou bien serait ce la gravité de la situation économique qui fait que les gens n'ont plus de temps à songer à autre chose ? Ou bien serait-il plutôt les scènes sanglantes des guerres en Afghanistan et en Irak qui ont paralysé le sens de l'individu et qui le rend indifférent et insensible ?

Ce ne serait peut-être que des années plus tard que l'on constatera plus clairement de ce qui se passe maintenant dans notre monde et surtout quelle est la raison pour laquelle le « coût » diminue pour celui qui déclenche la guerre.

L'attitude grandiloquente des Américains et des Français qui interviennent dans la situation en Syrie est de toute évidence stimulé et excitée par le succès de la victoire gagnée en Libye. «Lorsqu'on tient un marteau dans la main, on voit le clou partout » et cette maxime populaire occidentale est la meilleure explication de l'attitude de certains qui pensent se lancer le plus tôt possible dans une guerre contre la Syrie.

Cette dernière a toujours été considérée comme le « cœur qui bat » du monde arabe, car sa position géopolitique est effectivement très sensible : tout d'abord c'est parce que la Syrie est voisine d'Israël et qu'à cause des problèmes qui existent entre les deux pays, dont celui du Golan Heights, les deux Etats sont jusqu'à présent dans une situation d'hostilité, laquelle fait qu'une fois acculée dans l'impasse, il sera tout à fait possible que la Syrie se lancera à corps perdu dans une lutte sans merci contre son ennemi, ce qui perturbera à fond la situation au Moyen-Orient. Pour ce qui des dirigeants syriens, ils ont déclaré que dans le cas où l'Occident utilise la force armée pour intervenir dans les affaires intérieures de la Syrie, celle-ci lancera alors une attaque contre Israël, ce qui accentue la possibilité d'une guerre entre les Israéliens et les Arabes.

D'autre part, la Syrie est pour l'Iran son plus important allié dans le monde arabe. Certains analystes américains pensent ouvertement que l'attaque lancée contre la Syrie vise en fait à faire disparaître à un et important obstacle à la guerre contre l'Iran. Par conséquent, il n'est pas exclu que ce dernier s'ingère dans la situation en utilisant un certain moyen pour atteindre son but, ce qui sera un défi lancé contre les Américains qui devraient alors lancé deux attaques à la fois l'une contre la Syrie et l'autre contre l'Iran, ce qui diviserait alors leur force.

L'écologie politique est extrêmement complexe au Moyen-Orient, du fait qu'elle est constituée d'une zone marécageuse de grande envergure dont l'importance saute aux yeux, mais qui comporte en réalité toutes sortes d'abîmes et de dangers qui font que l'on peut s'y enfoncer et s'y enliser si l'on n'y prenne pas des précautions. Le passé a fourni beaucoup d'exemples quant à cela et les preuves démontrent que la région du Moyen-Orient constitue un piège dans lequel les puissances consommer te dépenser toute leur force sans pouvoir atteindre leur but. La région est également une zone qui pourrait facilement bouleverser la situation mondiale. La guerre ou bien la paix, l'une ou l'autre concerne étroitement le sort et l'avenir du mode d'existence du genre humain et il n'y a plus d'espace pour que les deux puisse s'adapter et se convenir. Il faut faire le choix entre les deux. Même en cas d'hostilités locales qui mènent à une guerre partielle, ce ne serait pas seulement le vaincu qui « paierait un prix fort », car le choc brusque et violent qu'elle apporterait à la structure mondiale ne pourrait être considérée à la légère et de façon négligente.

La solution du problème de la Syrie est jusqu'à maintenant du ressort de la Ligue Arabe et elle doit être insistée et envisagée de façon sérieuse. La mise à l'écart d'une intervention militaire extérieure répond à l'intérêt de la Syrie, à l'intérêt de tous les pays arables, de même qu'à l'intérêt d'ensemble de la communauté internationale.



Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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