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Français>>InternationalMise à jour 09.12.2011 16h10
La Présidentielle 2012 en France et les relations franco-chinoises

Selon le dernier sondage des présidentielles 2012 en France, les trois candidats susceptibles d'obtenir le plus de voix favorables seront Nicolas Sarkozy, le Président en exercice, François Hollande, ancien Premier secrétaire du Parti socialiste -le plus grand et le plus important parti de l'opposition --, ainsi que Marine Le Pen, Présidente du Front national, un parti de l'Extrême droite.

La situation actuelle n'est pas tellement opportune pour le gouvernement qui fait l'objet de vives contestations de la part des partis de la gauche et du centre, et même de certaines personnalités qui soutenaient le camp de la droite du fait des scandales des pots-de-vin, des lois contestées au sujet de la réforme sur la retraite ainsi que les nouvelles politiques économiques promises qui sont devenues par la suite des promesses en l'air vaines, illusoires et trompeuses, ce qui fait que les réalisations accomplies par le Président Nicolas Sarkozy et par son gouvernement ont été mises en doute et que leur cote de popularité est tombée parfois à moins de 40%. Wang Zhaohui, Assistant chercheur à l'Institut chinois des études sur les relations internationales modernes, a indiqué que pour qu'il puisse continuer à maintenir son exercice du pouvoir, il est d'une importance cruciale pour le Président Sarkozy et pour son équipe de déployer tous leurs efforts pour obtenir de bons résultats dans l'application de mesures politiques permettant à la France de se soustraire aux effets néfastes de la crise de la dette souveraine qui sévit en Europe, et surtout de se poser en tant que « Président de la crise » capable de renverser la situation en apportant un remède efficace susceptible de redresser l'économie en marasme et en morosité depuis trop longtemps.

Quant à François Hollande qui est considéré comme représentant la « centre droite parmi la gauche », sa tendance politique est plutôt modérée. Son slogan électoral le rêve du « renouveau de la France » ainsi que son projet de la réduction du déficit public lui apportent un grand nombre de voix de la masse populaire de la base, ce qui accentue sa confiance dans le combat pour « vaincre Nicolas Sarkozy ». Toutefois, il recèle des faiblesses et des insuffisances qui font qu'il est la cible d'attaques répétées : le manque d'expériences dans l'organisation de l'équipe gouvernementale et dans les affaires diplomatiques et l'équivoque qui existe dans son projet de solution de la crise de la dette en Europe.

Pour ce qui est Marine Le Pen, il est certain qu'elle obtiendra les voix des électeurs de la droite qui abandonneront peut-être Nicolas Sarkozy, lequel serait au coude à coude avec elle au premier tour de l'élection présidentielle selon les derniers sondages. C'est pourquoi personne ne doit la mépriser ni la négliger dans cette élection qui avance à grand pas. Une décennie plus tôt, lors des élections présidentielles 2002, son père Jean-Marie Le Pen a battu le candidat socialiste Lionel Jospin qui a été ainsi éliminé dès le premier tour de l'élection, ce qui avait provoqué un « séisme » sur la scène politique française. Il reste à savoir si la fille de celui-ci serait capable de réaliser le même exploit que son père et peut-être le dépasser même. C'est une énigme pour tout le monde et l'on attend la suite de l'événement.

D'après Wang Chaohui, quelque soit le vainqueur de l'élection, que ce soit la gauche, la droite ou bien l'extrême droite, et quelque que soit le parti qui détiendra le pouvoir, il est à peu près certain que la « politique extérieure française axée sur l'Europe « demeurera inchangée et que la diplomatie française continuera à être orientée vers le développement du processus de l'intégration politique, économique, culturelle et militaire de l'Europe. Tout en approfondissant l'édification du système européen, il est important pour la France de traiter au mieux ses relations diplomatiques avec son grand et important voisin l'Allemagne, du fait de la baisse de sa propre puissance économique et de la montée en puissance de cette dernière, ce qui l'oblige à prendre des dispositions pour renforcer son autorité diplomatique. Bien qu'à ce moment-ci, la gauche française affiche une attitude dure à l'égard de l'Allemagne, mais quelque soit le parti qui prendrait la rêne du pays, compte tenu des intérêts communs, il sera obligé d'appliquer une politique accommodante et conciliante permettant aux deux grands pays voisins d'un de l'autre de gagner et de réaliser ensemble des succès et des profits.

Abordant le problème des relations sino-françaises, Wang Chaohui a dit qu'il lui semble que la politique actuelle sera suivie au lieu d'être rejetée ou changée. Pour le parti qui accèdera au pouvoir suprême en France, il est sûr qu'au début il manifestera de l'insatisfaction et de la froideur à l'égard de la Chine. Toutefois, dans le contexte actuel de la mondialisation, « Les relations avec un pays tel que la Chine qui occupe une place prépondérante dans les forces multipolaires doivent être prises en considérations et l'on sera dans la nécessité de les traiter au mieux ». Pour la gauche française, elle aura des frictions avec la Chine au sujet du droit de l'homme et du problème du Tibet, mais il aurait peut-être un certain changement et une certaine amélioration avec le style de travail de François Hollande caractérisé par la pondération, la modération et la sagesse. C'est pourquoi malgré les frictions qui surgiraient ultérieurement dans les relations diplomatiques sino-françaises, la situation amicale entre les deux pays continuera à former le courant principal dans les relations bilatérales.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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