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Français>>InternationalMise à jour 20.12.2011 08h15
Bilan 2011 : Le Cycle de Doha bloqué entre la mort et la survie?

La 8e conférence ministérielle de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) s'est terminée samedi le 17 décembre à Genève. Selon la déclaration finale parue samedi soir, les ministres ont exprimé "leurs profonds regrets" pour le blocage des négociations du cycle de Doha, lancées il y a dix ans.

UNE CONFERENCE QUI N'A PAS PU SAUVER LE CYCLE DE DOHA

Lors de la quatrième conférence ministérielle tenue à Doha en novembre 2001, les économies de l'OMC avaient convenu de lancer de nouvelles négociations portant sur la libéralisation du commerce international.

L'essentiel des négociations du cycle de Doha portait sur l'agriculture et l'amélioration des conditions d'accès des produits agricoles des pays en développement aux marchés des pays riches. L'ensemble des pourparlers a été dénommé "Programme de Doha pour le développement" (PDD).

Les négociations entre membres développés et ceux en développement n'ont cependant pas abouti à un compromis dans des domaines tels que l'agriculture et l'accès aux marchés des produits non agricoles. Depuis 2008, le cycle est resté bloqué dans une impasse, au point que certains médias internationaux ont considéré, peu avant cette conférence, le cycle de Doha comme étant "cliniquement mort".

L'année 2011 restera gravée dans les mémoires comme une année de turbulence et d'instabilité. Au moment où nous pensions être sortis de la crise économique de 2009, les perspectives de l'économie mondiale se sont nettement détériorées, a affirmé le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, lors de l'ouverture de la 8e conférence ministérielle de cette organisation onusienne.

La crise financière et économique mondiale qui a commencé depuis 2007 se poursuit, alors que le monde a besoin d'un redressement économique et d'un consensus sur le développement ou le débouché de l'économie mondiale. Malheureusement, cette conférence de trois jours n'est pas arrivée à donner une orientation au cycle de Doha dont l'essentiel est axé sur le développement.

LES PAYS BRICS POUR FAIRE PROGRESSER LES NEGOCIATIONS DU CYCLE

Le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud, cinq économies émergeantes et prospères, forment un groupe appelé "pays BRICS". Couvrant près de 30% de la superficie du monde, ils représentent 40% de la population mondiale et ont réalisé près de 18% du PIB mondial en 2010. Pendant la 8e conférence ministérielle, les 153 membres ont approuvé l'adhésion de la Russie à l'OMC et les pays BRICS ont quant à eux coordonné leurs points de vue, tout en affichant le ur volonté commune de faire avancer les négociations de Doha.

A la veille de cette conférence ministérielle à Genève, le ministre chinois du Commerce, Chen Deming, a affirmé que les pays BRICS ont des intérêts communs et des bases de coopération dans les domaines du commerce et du mécanisme du commerce multilatéral.

"Dans un contexte économique déprimé alors que négociations du cycle de Doha s'enlisent dans l'impasse, le mécanisme du commerce multilatéral est mis à l'épreuve", d'après le ministre chinois.

"En tant que marchés émergents potentiels, les pays BRICS devront renforcer leur l'amitié et leur confiance réciproque, tout en intensifiant leur coopération afin de faire progresser les négociations du cycle de Doha et lutter contre le protectionnisme pour jouer un rôle plus actif dans le développement du commerce global", a-t-il souligné.

UN PRINTEMPS APRES UNE HIBERNATION

L'année 2012 "ne doit pas être une année perdue" dans le dossier des négociations sur le cycle de Doha, a martelé le commissaire européen au commerce Karel De Gucht, lors d'une conférence de presse tenue le 15 décembre à Genève.

Il a souligné à cette occasion que la seule voie à suivre était celle de conclure le cycle de Doha et qu'on était plus conscient de la nécessité d'agir pour sortir de l'impasse, "en commençant en priorité par traiter du dossier des pays les moins avancés".

Les difficultés actuelles (dans les négociations du cycle de Doha) résultent de la crise financière et économique mondiale. De plus, un nouveau cycle d'élections va commencer dans certaines économies développées, lequelles ne pourraient guère opter pour une plus grande flexibilité à l'égard du cycle de Doha, a affirmé le 15 décembre Chen Deming.

Il semble que les négociations du cycle de Doha entrent en hibernation. Le printemps reviendrait sans doute pour le cycle de Doha après cette période morose et les échéances électorales, a estimé M. Chen.

Tous les membres doivent faire confiance au système commercial multilatéraliste et adresser un signe positif à la stabilité et au développement de l'économie mondiale. Les négociations du cycle de Doha ne doivent se concentrer que sur le développement et il n'est pas question d'abandonner les fruits récoltés au cours des dix dernières années de pourparlers, a relevé le responsable chinois.

Source: xinhua

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